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Légère, elle y fait ion chemin.Les lobes, après s’êtrc épuiíésau profit de la jeune Plan-te , fie pourrissent 8c íe dessè-chent. 11 en est de même desfeuilles séminales, quand leurlcrvice est fini ; elles íc fanent.La jeune Plante tirant alors dela Terre les sucs les plus abon-dans, commence à déplier lesdifférentes parties qu’elle te-noit auparavant roulées 8c en-veloppées les unes dans les au-tres.
Ce que nous avons dit juf-qu’à présent , pourroit déjàfonder une analogie entre lecorps de la Plante 8c celui del’Animal.Mais rendons-la plusparfaite en examinant avec at-tention la naissance , la vie,l’accroistèment , les maladies8c la mort des Plantes. Voicidonc quelques points qu’il meparoît très-facile de prouver ,j'ay presque dit , de démon-trer. Aucune Plante ne naîtpar hazard : toute Plante digè-re 8c respire : la fève dans tou-tes les Plantes a un vrai mou-vement de circulation : toutesles Plantes font sujettes à desmaladies dont les unes fontcurables 8c les autres incura-bles : enfin toutes les Plantesmeurent après un tems plus oumoins considérable. N’a-t’onpas raison d’avancer qu’il feTome I.
BOT 255trouve une parfaite analogieentre les Opérations des Plan-tes 8c les Opérations purementMéchaniques non-feulementdes Animaux, mais encore del’Homme. En voici les preuves.
Première Question. Une Plan-te peut-elle naître fans se-mence ?
Résolution. On est tenté derire, lorfqu’on lit dans les Ou-vrages des Anciens que la pour-riture engendre certains Ani-maux. S’il y avoit encore quel-que Botaniste qui s’imaginâtque certaines Plantes peuventnaître de la Terre fans le se-cours d’aucunc semence , leursentiment ne feroit pas moinsinsoutenable. La structure in-térieure des Plantes n’est nimoins composée , ni moinsdélicate , ni moins admirableque celle du corps de ces Insec-tes aufquels on donnoit uneorigine fi peu physique. Qu’a-t’on donc fait pour démontrerla fauíïèté du liste me des An-ciens ? L’on a fermé de la chairdans un récipient exactementpurgé d’air ; 8c comme aucunver n’y a pris naissance , l’on aconclu que leurs œufs portésça 8c là par l’agitation de l’air,trouvoient dans la pourritureune chaleur 8c des sucs capa-bles de les faire éclorre. Sui-vons à-peu-près lp même mé-: 'T Q q