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Tome premier.
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2c qu’aucontraire celles des raci-nes í e raccourciílent par rhumi-dité de la Terre 2 c s’allongentpar la chaleur du Soleil. J’avouenaturellement que je ne com-prends rien à cette explication.II paroît que l'on procédcroitdune maniéré plus claire, lî l’ondifoit que les racines ayant desconduits plus larges que la ti-ge , reçoivent des íucs pluspesans , que ceux que reçoitla tige ; le poids de la partiede la graine où se trouve laracine doit quelque tems aprèsqu’elle a été mite en terre ,l’cmporter fur le poids de lapartie de la graine où se trouvela tige. C’est fans doute à cetexcès de poids que nous devonsattribuer le mouvement quefont les racines de toutes lesPlantes , pour reprendre le bas,lorsque leurs graines ont étésemées à contrc-fens. Audi íuis-jc persuadé que les glands dontparle Mr. Dodart, n’avoient pasété plantés bien exactement lapointe en haut , ou que dumoins la chaleur Lc la fermen-tation qui règnent dans le seinde la Terre, les avoient empê-chés de garder un aplomb par-fait & Géométrique.

La seconde difficulté que l’ona coutume de proposer contrela maniéré dont nous avonsrésolu la première question, fe

BOT 257tire de la fécondité des Plan-tes. Non-feulement, dit-on , lepremier Orme a dû dans ce Sif-tême être contenu dans fa grai-ne , mais encore tous les Or-mes qui naîtront de lui jusqu ala fin du monde, ont dû y êtrerenfermés à-peu-près commelui. Or on a calculé qu’un Or-me qui vit cent ans , peut pro-duire , en mettant les chosesfur le plus bas pied, 1 5 mil-liards huit cent quarante mil-lions de graines. L’on trouverace calcul effrayant dans l’hif-toire de l’Académic des Scien-ces, année 1700 page 6j. L’A-brégé que l’on y a fait du Mé-moire de M r . Dodart inférédans le mêmcTome,/>sl^. 136,vaut infiniment mieux que leMémoire lui-même.

Ceux qui soutiennent quela matière est divisible à l’in-6ni, parlent avec plaisir de l’in-compréheníìble fécondité desPlantes. Ce calcul immense de-vient pour eux une preuve pres-que fans répliqué. Pour nous quine prononcerons jamais rien furune question auílî obscure, nousnous contentons d’apporter cecalcul comme une preuve quela matière est actuellement di-visible 2c divisée , autant qu’ilest nécessaire à la conserva-tion de l’univcrs , je veuxdire cn des parties encore plus