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Tome premier.
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subtiles, que tout ce que nous

pouvons nous imaginer de plus

délié.

Le sage Sc Pélégant Auteurdu Spectacle de la nature faità cette occasion une réflexionque je me fais un devoir derapporter. ( Le caractère non-seulement de sagclse Sc de puil-lance , mais , si on ose le dire ,le caractère même d’infini estimprimé lur tous les Ouvragesde Dieu. Ces vérités font di-gnes de toute notre admirationSc de tous nos respects : ellesnous épouvantent, parce quenous sommes bornés. Mais ilest bon de les entrevoir poursentir mieux notre petitcílè :Sc où ne trouvons-nous pasoccasion de la sentir ? ce n’estpas feulement dans ce nombreimmense des germes d'une Plan-te , que notre imagination seconfond. Une simple fleur, mê-me dans ses dehors sensibles ,qu on voit éclorre le matin Scle faner le soir , nous présen-te les traits d’une sagesse à la-quelle ni nos yeux , ni notreraison ne font capables d’at-teindre. Dieu a voulu exprèsnous accabler par cette espèced’infinité qui le sait sentir par-tout , même dans les moindrescréatures, pour assujettir nos es-prits à l’infinité qui est dansfou essence, dans ses attributs,

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dans fa providence , dans i’csopérations, dans ses mistères. )Que les beaux esprits de nosjours gravent ce raisonnementbien avant dans leur mémoire ;Ils en feront Sc meilleurs Chré-tiens Sc meilleurs Physiciens.

Corollaire. La fougère , lechampignon Sc plusieurs autresPlantes qui parodient pullulercomme par hazard , ont desgraines que les Vents empor-tent ça Sc là, Sc qui ne nais-sent que dans les terreins oùelles trouvent des sucs qui leur

soit favorables

Seconde queslion. Les Plan-tes digércnt-clìcs les sucs nour-riciers ?

Résolution. L’on remarquedans la racine des Plantes non-seulement des conduits très-ouverts Sc très-nombreux, maisencore une infinité de tours Scde retours dont-clle s’entortil-le. Aussi les Botanistes íont-ilspersuadés qu’elle sert aux Plan-tes Sc d’estomac Sc d’intcstins..C’est-là que fe fait la digestiondes différais sucs. La cha-leur qui se trouve dans le seinde la T erre, échauffe la racinede la Plante, Sc dilate l’air ren-fermé dans les sucs nourriciers..Cet air dilaté fort de sa prison ;brise les sucs, en des particu-les très-subtiles , Sc voilà uneespèce de digestion, à-peu-près,