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Tome premier.
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lie dans la lettre qu’il écrività ce sujet à M r . l’Abbé deSavalette Conseiller au grandConseil.

Quand un homme de mon étata eu le malheur de publier unOuvrage capable de causer lemoindre scandale , il n 1 a pasdeux partis a prendre ; il fautqu’il le désavoue hautement ùqu’il en demande publiquement

pardon au Ciel & à la Terre .

Je vous protese donc que jesuis au-désespoir d'avoir com-posé & publié PAmuscmentPhilosophique sur le langage

des Bêtes. Je me suis fait

illusion a moi-même ,je l’avoue.Je voulois flmpleraent exposerles divers Siflêmes des Philo-sophes fur la connoiJJ'ance desBêtes , & j’ai donné lieu auxEsprits peu attentifs de penserque sapprouvois celui qui lessuppose animées par des Dia-bles . Dans cette expofltion

de s divers Sise mes , je ne pré-tendois que donner aux raison-nemens un tour léger , & pro-pre à intéres'er par une fortede badinage ; & par-la mêmej’ai malheureusement donné oc-cason de croire que je traitoispeu respectueusement des objetsqui touchent a la Réligion.Dans l y explication que je faisdu langage des Bêtes , je n’aieu en vûe que d’exposer diversesTome I.

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observations de THisoire Na-turelle des Animaux avec desréflexions convenables a monsujet \ ô on a trouvé de Vin-décence dans cette explication.Noila mon crime. Je rougis demètre attiré des reproches flsen-sbles a un Homme de mon état ;& il n’y a rien a quoi je ne medéterminasse pour efldcer les im-prejflons qu’ils peuvent fairedans le Public.

Cette lettre que l’on doitregarder comme le Monumentde la piété &c de la Religiondu P. Bougeant , íc trouve àla sin de la troisième éditionde VAmusement Philosophiquesur le langage des Bêtes. Ce futà fa prière que Mr. l’Abbé deSavalette la rendit publique.

BOU 1 LLAUD ( Ismaël ) l’undes plus sçavans hommes & desGénies les plus universels du17e. flécle , naquit a Loudun lezS Septembre 160 ç. Ses pareil sl’élcvcrent dans l’hérésie danslaquelle ils avoient eu le mal-heur de naître ; c’étoit la Re-ligion prétendue reformée.Bouillaud avoit trop d’esprit,pour ne pas en connoîtrc lesoible ; aulîì l’abjura-t-il à l’âgede 17 ans, pour embrasser ,avec la Religion catholique ,l’état Ecclésiastique. II n’estpresque point de science où ilne se soit distingué. Profond