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Tome premier.
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pense certainement ruineuse.Pourquoi ceux-là voudroient-ils précipiter une digestion queleur Estomac ne laide pas lan-guir ? Et ceux-ci pourquoi ten-teroient-ils de donner au leurune activité qui l'épuiseroit?Pastcz-moi cette comparaison,dit le P. de Tolomas JésuiteAuteur de cette Dissertation , onne preste de l’éperon ni leslianes d’un coursier impétueux,ni le squélete d’un cheval outréde fatigues.

CALAMINE. Ce st une terrefossile tirant íur le jaune , pu-rifiée au feu ; elle s’allie très-facilement avec le cuivre dontelle augmente considérable-ment la maílé, ôc auquel elledonné une couleur jaune.

C ALCIN ATION- Un corpsest calciné , loríqu’on l’a misen état d’être réduit en poudre.Le feu usuel & le feu* solairesont les seuls Agens de cetteopération chymiquc. II est peude corps solides qu’on ne puis-se soumettre à cette épreuve.Les Plantes , les Cailloux , leCristal , les Minéraux &c lesMétaux sc calcinent tous lesjours dans les laboratoires desChymistes. Les expériences sui-vantes vous apprendront com-ment il faut procéder. Ellesont toutes été faites par M r .Lcmery , ou par son Com-

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mentateur M r . Baron.

Première Expérience. Faitesrougir des cailloux , ou en lesj errant immédiatement dans lefeu , ou en les mettant dans unemarmite de fer bien couver-te , que vous placerez fur unbon brasier. Eteignez-les dansl’cau froide. Recommencezcette opération jusqu’à ce quevos cailloux séchés soient aflézfriables, pour être réduits ^enune poussière impalpable ;vous aurez des cailloux cal-cinés.

C’est à peu-près ainsi que secalcine la fameuse Pierre deBologne, dont nous explique-rons en son lieu les étonnan-tes propriétés. L’on prend 7 à8 de ces Pierres dqnt on raclela superficie avec un couteau ,pour en séparer toutes les par-ties hétérogènes. L’on en pul-vérise une ou deux dans unmortier de Bronze. L’on metla poudre qu’elles donnent ,dans un tamis fin. L’on mouil-le les Pierres qui n’ont pas étébrisées , dans une eau de vietrès-claire. Mouillées , on lestourne & on les retourne dansla poudre qu’a laisté palier letamis dont nous venons deparler. L’on allume quelquescharbons vifs , qu’on lai fie con-sumer à moitié. L’on jette surces charbons à demi consumés,

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