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Tome premier.
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2.84 CALun peu plus considérable , sila calcination te fait au foyerd’un Miroir ardent. Jc lçaisque M r . Boulduc , l’un despremiers Membres de l’Acadé-mie Royale des Sciences , pré-tend avoir fait lur le réguled’Antimoine une expériencediamétralement opposée à celleque nous venons de rapporter.Mais M r . Boulduc eût-il rai-son ; voici un fait avoué de tousles Physiciens , qui présentelanterne difficulté d’unemanié-ré plus effrayante.

Huitième Expérience. Met-tez 20 livres de Plomb dans unplat de terre , qui ne toit pasverni ; exposez ce plat à unfeu violent ; remuez avec uneefpatule le Plomb qu’il con-tient, jusqu'à ce qu’il íoit ré-duit en poussière ; vous aurezune poudre , ou une chaux dePlomb , dont le poid fera dez 5 livres. On demande com-ment le feu, qui dissipe les par-ties des Corps qu’il calcine aug-mente considérablement lepoids du Plomb , de l’Etain &cde la plupart des Métaux.

Les Physiciens ont imaginétrois systèmes , pour expliquerce fait d’une maniéré probable.Les voici.

Les uns prétendent que lamatière ignée condensée prodi-gieulcment dans les pores des

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corps, dont nous venons de par-ler, augmente leur poids, en lescalcinant. C’est letameuxBoyleque nous regardons comme l’in-venteur de cette conjecture.Les autres assurent que cet effetest produit par Pair introduitdans les mêmes matières. Ilsfont remarquer que les creusetsoù se calcinent les Métaux ,lont pleins d’air ; que la cal-cination ne se fait qu’cn re-muant continuellement le mé-tal , qu’en introduisant beau-coup d’air dans la matière quise fond ; que plus on remue ècplus on introduit d’air , mieuxla calcination se fait, & plusle poids du métal en est aug-menté. Ils concluent de-là ,d’après M r . Hales, que Pair ,dans le tems de la calcination ,entre dans le métal qui fe fondcomme partie élémentaire Sccomposante, fous une formede condensation , de constipa-tion qui vajusqu’à lui faire per-dre sa rareté , sa transparence,sa liquidité , ion volume , sonélasticité , ôc par conséquentsa légèreté spécifique ; peut-ildans cet état ne pas augmenterle poids des matières auí quellesil fe mêle.

Le troisième sentiment estcelui des Physiciens qui pen-sent que P augmentation depoids dans les métaux calcinés,