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Tome premier.
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procède de quelques Molécu-les pelantes contenues dansl’air , qui viennent le joindreà eux. Voici comment ils rai-sonnent , d’après M r . Privât deMoliéres. L’Air est non-seule-ment pelant, mais il contientencore dans les pores des Mo-lécules aqueuíes , huileuíes ,Salines, íulphureuíes, qui fonttrès-pelantes. Lorsqu’on calci-ne zo livres dc plomb , l’ar-deur du feu échauffe l’Air voi-sin du vase qui contient la ma-tière ; le rarésie ; le rend in-capable de soutenir les Molé-cules hétérogènes qu’il con-tient ; 6c c’est alors qu’unegrande partie dc ces Moléculestombe fur la superficie duPlomb , pour s'incorporer aveclui. Ce premier volume d’airraréfié devient plus léger, quecelui qui est au-defius ; il mon-te donc, 6c il cède la place àun nouvel air qui dépose surle Plomb en fusion de nouvel-les Molécules; & ainsi de fuitejulqu’à ce que la calcination soitfaite. La meilleure preuve quel’on apporte de la bonté dc cesentiment, cst-cclle-ci : Texpé-rience journalière nous apprendque T Air fournit facilement enpeu de tems zo livres d’eau à zolivres de sel de Tartre qu’onlui expole ; pourquoi ne four-nira-t’il pas à zo livres de

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Plomb dans le tems de la calci-nation , 5 livres de particulespesantes qu’il n’aura pas pu sou-tenir , 6c que faction du feun’aura pas éloignées.

En Tannée 1747, TAcadémie-Royale des Belles-Lettres,Scien -ces 6c Arts de Bordeaux pro-posa pour sujet de Prix l’expli-cation physique du Phénomènequi nous occupe dans cet arti-cle. Elle couronna la Disserta-tion du P. Bcraud , Jésuite ,Professeur de Mathématiquedans le Collège de Lyon, Mem-bre de la Société-Royale de lamême Ville, 6c correspondantdc T Académie - Royale desSciences de Paris. Ce n’a pasété la dernière fois que cettecélébré Compagnie, en lui ren-dant la même justice , lui a faitle même honneur. L’Auteur decette excellente pièce étoit tropgrand Physicien , pour ne passentir Tinsufsilance du premier6c du second des trois senti-mons que nous avons rappor-tés. II le sert contre le premier,de Texpéricnce du Miroir ar-dent , au Foyer duquel les Mé-taux le calcinent avec augmen-tation de poids, comme íur unfeu ordinaire. II soutient quele feu solaire est trop pur 6ttrop léger , pour produire 'cePhénomène. 1

II combat le second senti-