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Tome premier.
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C O P

espèces de Planètes tournantpériodiquement autour de laTerre , comme autour de leurcentre commun , l’une en i ôcl’autre en u Mois ; donc cesdeux Astres garderoient autourde la Terre la seconde Loi deKépler ; donc le Soleil íeroitseulement environ 5 fois pluséloigné de la Terre , que laLune ; donc le Soleil ne íeroitqu’à environ cinq cent millelieues de la Terre. Mais nousavons démontré dans l’articlequi commence par le mot Pa-rallaxe qu’il en est à environtrente millions de lieues ; doncil est impossible de supposerque le Soleil &c la Lune tour-nent autour de la Terre im-mobile , comme autour de leurcentre commun.

Ce n’est pas feulement l’ar-ticle Képler qu’il faut lire , fil’on veut comprendre toute lasolidité de cette troisième preu-ve ; il faut encore examiner lasolution de la plupart des pro-blèmes qui se trouvent à la finde l’article de VArithmétiqueue appliquée a l’ana-

La quatrième preuve de l’hy-pothése de Copernic est tiréede la facilité avec laquelle lesCoperniciens expliquent tousles PhénoménesAstronomiquesqu’on leur propose. Les princi-

Algebriq

lyse.

C O P 42ípaux de ces Phénomènes fontle mouvement apparent du So-leil; la succession du jour & dela nuit ; la vicissitude des sai-sons ; la précession des équi-noxes ; les différentes apparen-ces des Planètes tantôt direc-tes, tantôt stationnaires ôc tan-tôt rétrogrades ; enfin la mo-bilité de leurs Aphélies.

Premier Phénomène. Le So-leil réellement immobile pa-roîtse mouvoir d’Orient en Oc-cident, pourquoi ?

C’est-là, disent les Coperni-ciens , une illusion purement op-tique. En effet la Terre se meuten 24 heures fur son axe d’Oc-cident en Orient ; ce mouve-ment lui est commun non-seu-lement avec tout ce qui estplacé sur sa surface , mais en-core avec tout ce qui se trou-ve dans l’athmosphére terres-tre ; bien loin donc de nousappercevoir du mouvementjournalier de la Terre , le So-leil doit , suivant les régiesd’optique , nous paroître semouvoir chaque jour d’Orienten Occident. Tous ceux qui tra-versent une rivière d’Occidenten Orient, sont sujets à la mê-me illusion ; à peine s’apperçoi-vent-ils du mouvement de labarque, tandisque le rivage pa-roît s’approcher d’eux, en allantd’Orient en Occident. La me-