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Tome premier.
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transparent, quand on en bou-che les pores avec de l’eau ouavec de l’huilc.

Presque tous les Hommes 5cbien des Philosophes , commele Peuple , font dans ce pré-jugé qu'u n corps est opaque5c ténébreux, parce qu’il n’ad-met point de lumière dans tesporcs , 5c que cette lumière pa-roitroit, si elle y paíToit de parten part. Mast renonçons à cet-te erreur , dit Mr. Pluche ; (îl’on excepte les premiers Elé-mens dont les corps font com-posés , il n’y a peut-être pointde corps dans la nature qui nesoit accessible 5c pénétrablc àla lumière. Un ballon d’air luilivrcpallagc, pourvu qu’cllen’yentre pas trop obliquement.Elle traverse l’eau 5c les autresliqueurs simples ; elle pénétreles petites lames d’Or , d'Ar-gent 5c de Cuivre désunies 5cdevenues astez minces pour êtreen équilibre avec les liquidescorrosifs où l'on les met en dis-lolution. Les corps qui nousparoisiènt les plus simples, com-me le Sable 5c le Sel , fonttraníparens. Les corps mêmequelque peu composés, admet-tent aisément la lumière à pro-portion de l’uniformité 5c durepos de leurs patries. Lc ver-re , le cristal 5c íur-tout le dia-mant ne font gué te s composés

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que de beaux fables ôc de quel-ques sels plus ou moins fins.Aussi n’apportent-ils pas beau-coup d’obstaclc au palîàge de lalumière. II n’en est pas de mê-me d’une éponge , d’une ardoi-se , d’un morceau de marbre ;tous ces corps que nous appel-ions opaques , placés entre lcSoleil 5c nos yeux , reçoivent àla vérité la lumière comme describles : mais ils la déroutent,ils l’émouílcnt , 5c l’cmpê-chent d’arriver sensiblementjulqu’à l’œil. Qu’y a-t’il doncen eux qui puiílò causer à lalumière une altération quellen’éprouve pas dans des corps‘infiniment plus serrés ? Ce dé-tordre, si c’cn est un , provientde la variété des porcs 5c de ladiversité des principes dont lecorps est composé. La lumiè-re , en tombant sur une íursa-ce, y passe en partie , 5c enpartie s’y réfléchit. Cette mê-me lumière se plie diveríementdans tous les diflerens milieuxqu’elle traverse. Tantôt elles'approche 5c tantôt elle s’éloi-gne de la ligne perpendiculai-re , comme il est démontré"dans l’article de la réfraction.Ces régies supposées , M r . Plu-che raisonne de la sorte.

Si un corps n'est compoíé ,comme l’eau ou le diamant ,que de parties toujours unisor-