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Tome premier.
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514 DIAmes , la portion de lumièrequi y fera admise, roulera uni-formément dans répailfeur dece corps. Mêmes parties partout : même arrangement deporcs. Ce pli fera le même juf-qu’à l’autrc extrémité , d’où lalumière pourra sortir en aílczgrande quantité dans un mê-me sens pour faire impression.

Mais li le corps où la lu-mière entre , est composé departies fort dissemblables ,comme de lames de fable, delimon, d’huilc , de feu , desel èc d’air ; les ballons leslames de ces élémens étant dedifférentes situations , la lu-mière s’y réfléchit Le s’y pliefort diversement. Elle fe dé-tourne de la perpendiculaire ,en entrant dans une parcelled’air : elle s’enfonce vers la per-pendiculaire , en entrant dansune lame de sel. Les différentesobliquités des surfaces où elleentre de moment en moment ,font une nouvelle source de tor-tuoíìté Le d’affoibliflement. IIsuffit même qu’un corps soit per-cé d’une grande quantité detrous en tout sens , pour ces-ser d’être transparent. Les pier-reries perdent leur transparen-ce à un grand feu qui les cri-ble , parce que la lumière ysouffre trop de réflexions Lede détours fur tant de nouvel-

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les surfaces toutes différem-ment inclinées , d’où il arrivequ’elle ne peut paspafler uni-formément au travers, Le par-venir à l’œil du Spectateur.

L’opacité vient donc d’aborddu désordre des réflexions Ledes détours de la lumière, oc-casionnés par la trop grandediversité des pores. Nous enavons un exemple connu dansle charbon , où le feu s’est faitdes millions de routes que lemicroscope rend sensibles. Lecharbon admet au dedans delui bien plus de lumière quene fait le diamant : mais ilégare Le absorbe cette lumièredans les pores Le fur les surfa-ces fans nombre qu’il lui pré-sente , Le qui la rompent dansla malle du corps , au lieu dela réfléchir abondamment versla surface extérieure, ou de latransmettre par un pli régulierjufqu’à l’autre extrémité. Onvoit par là qu’il n’y a point de

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corps qui reçoive intérieure-ment tant de lumière, Le quien laifle moins passer cn bonordre jufqu’à leur extrémité ,que les corps les plus noirs Leles plus brûlés.

L’opacité vient ensuite de ladiversité des plis de la lumière,causée par la multiplicité deslames élémentaires qui com-posent les corps. Toutes ces