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Tome premier.
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trcs une vertu divine ; d’au-tres un être détaché du corps& capable de subsister par soi-même ; d’autres au contraireont dit que c’étoit une qualitéou quelque choie d’iníépara-blement attaché au corps , demaniéré que cette diversité d’o-pinions nous feroit douter deson essence , plutôt quelle nel’établiroit , si la foi ne nousapprenoit d’ailleurs qu’elle estune étincelle de la Divinité. )II fuit de ce discours , tout Ca-tholique qu’iî est, que nous neconnoiílbns l’immatérialité ôela spiritualité de l’Ame , quepar les lumières de la foi ; con-séquence fausse 8e contraireaux plus saines idées de la Mé-taphysique. C’est là presque Tu-nique point qu’il y ait à criti-quer dans T Anatomie de Dio-nis. II y parle des AnatomistesAnciens & Modernes avec tou-te la sagesse possible. Les An-ciens , dit-il , ignorant le coursdu sang & croyant que le foyel’envoyoit par les veines a tou-tes les parties du corps pour leurnourriture ; il étoit imposiblequ’ils ne fussent pas dans l’er-reur sj que les conséquences qu’ilstiroient, sussent justes , puisquele Principe dont ils étoient fpersuadés 3 n’efi pas véritable 3qu’il se trouve aucontraire dé-truit par un autre qui efi la

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circulation du sang . Je ne

prétens pas pourtant qu’on aitmoins d’obligation aux Anciensqu’aux Modernes ; au contrairej'avoue que ce font les Anciensqui nous ont donné les premièresconnoiJJ'ances de l’Anatomie. Eneffet peut-oti nier que Galicnn’y ait été plus sçavant que quique ce soit avant lui , & que s’iln’a pas tout trouvé 3 c’efi qu’unHomme ne le pouvoit faire. Ilen efl de mème des découvertesdes Modernes ; il efl certainque y quelques nombreuses qu’el-les soient , il refle encore tantde choses a connoître que nousdevons faire de nouveaux effortspour étendre nos lumières Lee.Dionis nc parle pas avec moinsde modération , loríqu’il com-bat un sentiment opposé ausien. Avant que de prouvercontre Descartes , par exem-ple , que les mouvemens ducœur n'ont pas pour cauíe Phy-sique des gouttes de íang, quine pouvant íortir , loríque lecœur se vuide , s’y aigrissent,Le deviennent, comme un le-vain , capables de fermenteravec de nouveau lang, à-peu-près comme Thuile de tartrefermente avec le vitriol. Voila ,dit-il, une des plus belles ima-ginations qu’on puiflè avoir ; &il efl certain que par cette sup-position l’on peut expliquer toust f f f i