;86 D U HPhysique. II avoue d’abord quecelui de Ptolomée est insoute-nable. II ajoute qu’il faut dé-fendre le íystême de Tychoncomme Thèse , Lc celui de Co-pernic comme une Hipothésedans laquelle l’on ne trouveaucune peine à expliquer lesPhénomènes les plus difficilesde l’Astronomie. M. Duhameln’a pas manqué de faire remar-quer à ses Lecteurs que les ar-gumcns tirés de la sainte Ecri-ture ne prouvent rien contre lemouvement de la Terre dansl'Ecliptique, Lc que Copernic ,tout convaincu qu'il étoit durepos du Soleil au centre duMonde, n’auroit pas pû par-ler autrement aux Hébreux ,que le fit Josué , lorsqu’il ob-tint du Seigneur que le Soleilne privât pas si-tòt la Terre defa lumière. Quamquam non ig-noro sacram Scripturam de hisrébus perjœpe loqui , ut nobisvidetur. Ac nefcio an Copernicusaliter loqui potuiffet , quamjo-sue, cum Soli 3 utmotumfifleret >imperavit.
Le second Traité ne con-tient que ce que tout le mon-de sçait sur le Soleil, la Lune,les Eclipses , les Planètes prin-cipales 6c subalternes, les Co-mètes 6c les Etoiles.
Le troisième Traité renfer-me un très - grand nombre de
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questions agréables. L’Auteury parle des Fontaines , de laSalure des eaux de la Mer, duFlux 6c du Reflux de l’Océan ,des Vents, du Tonnerre , del’Arc-en-Ciel , en un mot detous les Météores imaginables,6c d’abord il examine , en vraiPhysicien, quelle peut être l’o-rigine des Fontaines. II con-vient qu’il n’est pas possible dedouter que quelques-unes neviennent immédiatement de laMer ; il conclut de-là que lespluyes 6c les neiges ne fontpas une cause auffi généraledes Fontaines , que quelques-uns íe l’imaginent. II ne ditrien íur la salure des eaux dela Mer qui mérite d’être rap-porté. II prétend que l’on neíçait pas comment la Lunecause le Flux 6c le Reflux del’Océan ; auffi fie contente-t’ilde raconter les différentes par-ticularités de ce Phénomène.II n’auroit pas ainsi parlé , s’ileût vû , comme nous , les ou-vrages de l’immortel Newton.II raisonne sur les vents en Phy-sicien éclairé. Non-íeulcmentil en fait l’histoire, mais en-core il en aíîìgne des causestrès-probables. La plus généra-re, suivant M r . Duhamel , estle Soleil, qui dilatant la par-tie de l’Atmosphère Terrestresur laquelle ses rayons tombent