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Tome premier.
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que la quantité. On volt beau-coup de perlonncs qui ont labouche pleine de salive, 6c quicependant ont très peu d’appé-tit Sc digèrent très mal. Quandla salive est trop épaiíle , ellene peut ni pénétrer lesalimenspour les détremper , ni leurprocurer la fermentation, par-ce que íes elprits Sc íes lelsfont embarraflès dans une li-queur très - groíliére. De - làvient que les personnes pitui-teuses íont ordinairement dé-goûtées. Si la salive est fortaqueuse, elle n’est pas bonnenon plus pour exciter la fer-mentation, parce que les es-prits qui en íont la principalecauíe, font noyés par la gran-de quantité de Phîegme. C’cstlà la cause du dégoût des vieil-lards , des hydropiques Lc despersonnes enrhumées , qui nelaissent pas d’avoir la bouchepleine de salive.

L’espritacide dc cette humeurest quelquefois mortifié par unsel amer Alkali. Aulìi les fé-bricitans Sc les personnes bi-lieuses dont le corps est , pourainsi dire, une mine de soufrefort amer , ont-ils ordinaire-ment un grand dégoût.

Le soufre ne donne cetteamertume à la salive, que quandil est fort brûlé, ou quand il s’ytrouve en grande abóndance ;

D U N 59^car quand il it’a pas encore prisfeu Sc qu’il n’<est pas en grandequantité , il rend douce cettehumeur. Ainsi le soufre de l’es-prit de vin Sc celui du plomb,mêlés avec l’acidc du vinaigredans lc sel de Saturne , don-nent de la douceur à cette pré-paration.

Quelquefois cette liqueur estpure dans la source, mais ellese gâte dans ses ruisseaux oudans le lieu où elle se va dé-charger. La cauíe la plus ordi-naire de la dépravation qu’ellecontracte dans la bouche , fontles vapeurs quï s’élevant de l'es-tomac , comme d’un pot quibout , se vonc condenser con-tre le palais , comme contre lecouvercle , Sc retombant fur lalangue, par une espèce de ré-verbération , se mêlent avecla salive dont elle est arrosée.

M. Duncan met encore lesesprits vitaux au nombre desdiísolvans , & parmi les Agensde la digestion. La paralysie dunerf dc l’cstomac empêche l’a-pétit , la digestion Sc la disso-lution des alimens ; donc ,dit-il , les esprits contenus dansce nerf doivent être mis aunombre des diísolvans. Nousverrons à la fin de cet articlecombien cette conséquence estmal déduite. Le dissolvant dcl’estomac est donc suivant no-