Band 
Tome second.
Seite
35
JPEG-Download
 

E L E

te les étoffes d’or ou d’argent,comme remplies Lc pénétréesde la matière électrique en re-pos. Je me représente un hommeélectrisé comme rempli &c pé-nétré de la matière électriqueen mouvement. Lorsque cethomme paffè légèrement lamain sur une personne nonélectrique vêtue de quelqueétoffé d’or ou d’argent , il ensort une matière qui met enmouvement &C en feu celle quiétoit renfermée dans l’étoffcd’or ou d’argent ; l’on doit doncvoir sortir des étincelles , non-seulement de la pertonne quel’hommc électrisé touche, maisencore de toutes celles qui fontvêtues de pareilles étoffes,& quiont communication avec elle.L’on sçait que l’Electricité secommunique,presque en un ins-tant, par une corde mouillée dei 200 pieds : à plus forte raisondoit-clle te communiquer àquelques personnes qui se tou-chent, &. qui t ont vêtues de pa-reilles étoffes.

Le picotement que sententles pcríonnes íur qui on faitI’cxpérience dont nous parlons,doit être très douloureux; l’oníçait qu’il n’y a rien de pluslubtil, de plus pénétrant, Lc deplus vif que le leu électrique.

Pour expliquer l’expérienceque je viens de proposer, j’au-

E L E 3 îrois prcíqueété tenté de regar-der la matière électrique ren-fermée dans l’étoffé d’or oud’argent,comme une infinité degrains de poudre rangés l’unaprès l’autre, & dont le premierest mis en feu par les rayons dematière qui sortent de l’hammeélectrisé à qui vous voyez pas-ser légèrement sa main íur unepersonne non électrique, vêtuede quelque étoffe d’or ou d’ar-gent.

Dixième Expérience. Tenezdans une main un vase de verreou de porcelaine , en partieplein d’eau , dans lequel toitplongé le bout d’un fil de mé-tal électrisé, & approchez l’au-tre main de ce fil pour en ti-rer une étincelle ; vous sentirezune commotion violente dansles deux bras, dans la poitrine,dans les entrailles ôc dans toutle corps.

Explication. En électrisantle fil de métal, je l’ai chargéde matière ignée , à-peu-prèscomme l’on charge de poudreun pistolet que l’on veut tirer.En approchant le doigt du fil demétal électrisé , j’ai mis le feuà cette matière ignée & j’aidéchargé mon fil , à peu-prèscomme l’on décharge un pi il o-let , en mettant le feu à la pou-dre contenue dans le badiner.Un courant de matière ignée

L 2