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Tome second.
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rapidité incompréhensible. Lefeu mixte, ou usuel n'est autrechose que le feu élémentairequi , pour se rendre sensible, sejoint à une infinité de corpus-cules que les Physiciens appel-lent inflammables, tels que lontles corpusculce de loutre , debitume, d’huile 6cc ; leur com-munique son mouvement vio-lent en tout sens ; 6c devientcapable d’opérer fur les corpssensibles les effets les plus íur-prenans. Mais quelle est la causequi produit, 6c qui conservedans le feu élémentaire ce mou-vement en tout sens dont sesparticules font agitées ; grandequestion dont les Physiciens nedonneront jamais une solutionsatisfaisante , lorsqu’ils n’au-ront pas recours à la cause pre-mière qui , pour conserver Î’U-nivers dans l’état où elle l’acréé , se sert du feu élémentai-re qu’ellc entretient dans uneagitation continuelle. Cette ré-ponse paroîtrad’abord peu Phy-sique à quelques personnes , jele íçais ; mais que l'on exami-ne, que l’on cherche tant quel’on voudra ; 11 l’on est de bon-ne-foi , l’on fera forcé de con-venir qu’ilen est des régies quele feu observe dans son mou-vement , comme des loix géné-rales de la Nature; il faut pourles unes 6c pour les autres avoir

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néceílàirement recours à l’Etrcsuprême qui a tiré le Mondedu néant, 6c qui le conservedans l’état où nous le voyonsmaintenant. Je ne connoîsqu’Epicure qui, niant l’existcn-ce d’un Dieu, n’ait jamais em-ployé une pareille cause.

M r . Dodart , dans le tomeX des Mémoires de l’Académicdes Sciences , se met la tête àla torture pour expliquer com-ment un nommé Richarson apu, sans s’incommoder , avalerun mélange enflammé de poixnoire, de poix résine, 6c de sou-fre. II examine encore avec soincomment ce Mangeur de feupouvoir faire cuire de la viandefur un charbon qu’il tenoit sursa langue. II rapporte à cette oc-casion l’exemple d’unc Damed’Orléans qui faisoit dégouttersur sa langue de la cire d’Es-pagne allumée , sans qu’il yparut aucune impression sensi-ble ; celui d’un Religieux Turcqui faiíoit tourner 6c retournerplusieurs fois dans fa boucheune bille de fer rouge ; celui desForgerons qui travaillent dansles fourneaux où on fond la mi-ne de fer, à qui on volt prendreavec la main nue du métal fon-du êcc. M. Dodart auroit dûmettre tous ces gens-là au nom-bre des Charlatans ; il est sûrqu’il s avoient foin de frotter au-

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