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régné dans son intérieur unmouvement en tout sens, causépar les particules ignées qu’ellecontient. Ce mouvement, oun’existe pas, ou est presque in-sensible dans l’intérieur de laglace ; donc l’eau exposée àl’air doit beaucoup plus perdrede son poids , que la glace.
Neuvième Expérience. Faitesdégeler deux morçeaux de glaceégaux , en les exposant l’un àun Air plus chaud , l’autre àun Air moins chaud ; le pre-mier perdra par voie d’évapo-ration plus de son poids, quele second n’cn perdra par lamême voie.
Explication. Tout corps quide solide devient fluide , perdpar voie d’évaporation une cer-taine quantité de matière; parcequ’il reçoit dans son intérieurun certain nombre de particulesignées qui communiquent à sesparties insensibles un mouve-ment en tout sens. Ce qui peutrendre cette évaporation moinsconsidérable , c’cst la densitéde l’Air qui entoure ce corps.Plus l’Air est chaud , moins ilest dense; donc le corps qu’ònfait dégeler , en l’exposant àun Air plus chaud, doit plusperdre de son poids , que ce-lui qui se dégèle exposé à unAir moins chaud.
M. Baron nous raconte dans
G L A 245les Mémoires de l'Académiedes Sciences , Année 17 /3 pag .2jf. qu’il exposa en 1753 , le8 Janvier au matin, sur la Ta-blette de la cheminée d’unechambre où il y avoir bon feu,une tastè qui contcnoit unemalle de glace pesant une livremoins un gros , en laquelles’étoit changée de l’eau qui s’yétoit gelée en entier pendantla nuit précédente. Le soir dumême jour ce massif de glace,qui étoit entièrement dégelé ,avoir perdu 5 gros-^-de fonpoids.AI. Baron remit dans le mêmevaisseau 13 onces d’eau bouil-lante qui sc trouvèrent conver-ties le lendemain , par 1’cfFctde la gelée , en une malle deglace pesant 1 2 onces 6 gros.Cette eau congelée, qui demeu-ra toute la journée du 9 dansla même chambre que la pré-cédente , mais fort éloignée dufeu, n’avoit perdu le soir qu’ungros de son poids.
Dixième Expérience. Expo-sez à l’air deux morceaux deglace égaux ,1’iui dans un temsoù le vent souffle, l’autre dansun tems où il ne régne aucunvent. Celui-ci ne perdra rien deson poids ; celui-là en perdrad’autant plus que le vent feraplus fort. L’on suppose que l’ontente cette expérience dans untems où l’air n’est pas capa-