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ble de dégeler ccs morceaux de
glace.
Explication. Le morceau deglace exposé à un air tranquil-le , mais incapable de le dégeler,n’a aucun principe d’évapora-tion interne ou externe. II n’ena point d’interne , puisque cemorceau de glacenecontient pasbeaucoup de particules ignéesen mouvement ; il n’en a pointd’externe , puisqu’on supposeun air tranquille très-froid ;donc il ne doit rien perdre deson poids. II n’en est pas ainíìde l’autre morceau de glace ; levent qui souffle doit en déta-cher continuellement des parti-cules, dont l’absence caule unediminution de poids très-con-fldérable.
Cette dernière expérience in-duisit en erreur M. Gauteron ,Sécretairede la Société Royalede Montpellier. II s’imaginaque l’évaporation de la Glaceétoit d’aurantplus grande, quele froid étoir plus vif Sc pluspiquant. M. Baron dans le Mé-moire que nous venons de citer,remarquequ’il répugne que,lorsque l’air est aster, froid pour qu’ilgele , cet air puistè fondre laglace, & rendre liquide les par-ticules qu’il en détache , & qui,par leur dissipation , causent ladiminution du poids qu’on ap-pelle vulgairement i’évaporauon
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de la glace. N ’cst-il pas incon-cevable , du-iL que la mêmecaule puistè produire tout à lafois deux cflets aussi contradic-toirement opposés l’un à l’autre,que le font la congélation del’eau , Sc l’évaporation de cettemême eau devenue glace ? Nelemble-t’il pas au contraire queplus l’eau perd de fa liquidité ,Sc plus elle doit perdre en mê-me terris de la disposition qu’el-le avoit à se dissiper en l’air ?N’est-il pas naturel de penserque lorsque seau est une soischangée en glace, elle doit dèsle même instant cester entière-ment de s’évaporer , puisque lacohérence de ses parties est alorssi grande, que , de contiguesquelles étoient,ellesne formentplus qu’une mastè continue ÔCimmobile? Toutes ces bonnesraisons Physiques ont engagéM r . Baron à conclure que , cequ’on appelle évaporatian de laglace est l’effet immédiat d’unair agité qui enleve un certainnombrede particules insensibleschaque fois qu’il pastè Lc qu’ilrepastè fur la glace, à-peu-prèscomme une lime emporte lesparties les plus superficiellesd’un corps contre la surface du-quel elle frotte
GLANDE. Les glandes fontdes corps globuleux , couvertsd’une forte membrane , & des-