ïyfi G R Ade lieues, ce corps éprouveraen dessous l’cssorc d’une colon-ne d’air qui aura pour base laface de ce cube que nous avonssupposée d’un pouce , Sc pourhauteur deux tiers de lieues en-viron. Et la face supérieureéprouvera la force d’une autrecolonne d’air de même baseque la première, & de 9 lieues Sc
de hauteur ; le corps descen-dra donc encore vers la Terre.
Toutau contraire li l’on pla-ce ce corps à un pouce près ,à 10000 pieds près de la voû-te sphérique ; il est certain quece corps descendra vers la voûtesphérique , Sc qu’il monteraà notre égard ; nous appelle-rons donc ce corps , tantôt pe-sant, lorsqu’il sera plus près denotre Terre , Sc tantôt léger,lorsqu’il sera plus près de lavoûte.
Mais fi nous supposons cecorps posé précilément à l’éga-le distance , Sc de la surface dela Terre Sc de la voûte sphé-rique ; alors que doit-il arriver ?Nous ne voyons dans ce casaucun principe d’inégalité, Scpas de raison pour que le corpssoit plutôt porté vers la Terreque vers la voûte; il demeureradonc en cet état. C’est-là que laLune Satellite de la Terre , lesLunes de Jupiter Sc celles deSaturne font retenues , Sc où
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n’ayant pas aster de force pourdiviser le fluide qui les envi-ronne , elles ne peuvent n’ydescendre vers leur place prin-cipale , n’y s'en écarter.
Otons maintenant cettevoûte que nous avions suppo-sée à 1 o lieues de la Terre , Scimaginez-la à 10 millions, à100 millions de lieues , enfinjusqu’à l’extrêmité de notreTourbillon ; rien ne nous em-pêche de penser qu’un mouve-ment qui íe fait ici , soit cau-sé par un mouvement qui se saitdans un lieu si éloigné , après ceque nous expérimentons dumouvement de la lumière.
Au lieu de la voûte solide Scimpénétrable que nous avonssupposée , il suffit d’imaginerune cause quelconque qui ter-mine notre air Sc qui en ar-rête l’effort ; elle se trouve dansles Tourbillons qui envelop-pent le nôtre, Sc dont le mou-vement est extrêmement rapi-de autour de leur centre ; cequi empêche absolument lamatière du nôtre d’entrer dansceux-là, Sc par-là fait le mêmeeffet que feroit une voûte im-pénétrable.
Voilà le si sterne qu’admetVarignon pour expliquer la pe-santeur considérée en général.A l’égard du plus on moins depesanteur des corps de diffé-