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Tome second.
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G R. À

rente nature, il la conçoit ai li-li : il imagine un second cubede même bois & de même gros-seur que le premier, mais percéd’un grand nombre de petitstrous qui le traversent égale-ment en tout sens , ÔC tels quel’air ou la matière subtile puiílèpalier librement au travers. Sil'on suspend ces z cubes aux ex-trémités des bras égaux d’unebalance, le premier que nousavons supposé l’emportera as-surément tut le íccond ; la rai-son en est que le second étantpercé ôc criblé, il y aura unegrande quantité de filets dematière ou d’air qui pastèrontlibrement au travers , ôc ne fe-ront par conséquent aucuneimpression sur lui ; òl ce corpsdeviendra encore moins pesant,fi l’on augmente ou la gran-deur ou la quantité de cestrous. Les corps pèseront doncd’autant moins íous des volu-mes égaux, qu’ils contiendrontmoins de matière propre ; qu’ilsauront plus Lc de plus grandspores. Ainsi l’or fera plus pe-lant que l'Argent ; plus que leCuivre &íc.

M. le Cardinal dePolignacneparoi t pas dans son Aná-Lucré-ce fort éloigné du íentiment deVarignon. Voici comment sonincomparables raduâeur le saitparler dans le livre quatrième

G R A 177f Nous entrons dans le sanctuai-re de la Nature ; notre œil son-de des profondeurs peut-êtreimpénétrables. Cette tendanceau centre , commune à tous lescorps, est un phénomène dontla cause se dérobe à nos recher-ches. Eflayons de la démêler.

Concevez d’abord que cetOcéan de matière subtile quicircule autour de la Terre , sedivise en une infinité de pyra-mides , dont les bases se ter-minent à la circonférence ,les sommets se réunifient aucentre du tourbillon. Elles fontdans un équilibre parfait , par-ce que la quantité de matièreétant égale dans toutes , toutesont une force égale. Si l’uned’entre-ellcs devient plus foible,les autres prennent aussi-tôt ledeíïùs & l’abaiílent, jusqu’àceque Légalité des forces ait ré-tabli l’équilibre. Or dès qu’uncorps grave entre dans une deces pyramides; autant il a demalle , autant il lui fait perdrede fa force centrifuge. L’arran-gement & la forme des parti-cules dont ce corps est composé,l’empêchent de fuir le centreavec la même rapidité que lamatière céleste. Ainsi la pyra-mide où cette malle grossière estplacée, s’abaiflè : les pyramidesvoisines refluent fur elle & lapouísenten bas, parçe quelles