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Tome second.
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H Y V

la seule circonstance de l’Ath-moíphèrc , au moins comme zest à i. L’on a déjà trouvé zrapports qui donnent neuf foisplus de chaleur en Eté qu’enhyver. Donc fi l’on a égard àce troisième rapport, l’on trou-vera qu’en vertu de l’obliquitédes rayons solaires la chaleurà Paris est 18 fois moins gran-de au solstice d’hyver qu’ausolstice d’Eté. Donc l’obliquitédes rayons solaires entre 3 foisdans la cause générale du froidde l’hyver, fçavoir par le moin-dre nombre de rayons qui tom-bent fur la surface d’un Pays,en conséquence de leur obli-quité ; par le moins de forcequ’ont ces rayons en venantfrapper le terre!n , en consé-quence de la même obliquité ;6c enfin par un plus grandn ombre derayons interceptés ouaíFoiblis en conséquence de leurobliquité par rapport à l’Ath-mofphère qu’ils ont à traverser.

M. de Mairan en vient à la se-conde cause générale du froid,le peu de tems que le Soleil de-meure fur l’horizon pendantl’hyver. II regarde cette causecomme beaucoup plus puiílan-te que la première considéréemême fous fes trois rapports.Le Soleil, dit-il, est environ 8heures 3 minutes fur l’horizonde Paris, le jour du solstice

, H Y V 331d’Ete,depuis son lever jufqu’aumoment où il pâlie par le Mé-ridien , & il n’y est qu’environ4 heures 5 minutes le jour duíolstice d’hyver , en comptantde même depuis son lever juf-qu'à Midi.De plus la hauteur duSoleil fur l’horizon est plus de3 fois ausiì grande pendant cetteprésence double. Donc cette se-conde cause doit augmenterconsidérablement la chaleurpendant l’Eté , 6c la diminuerconsidérablement pendant l’hy-ver. II avoue que cette cause esttrès-diftìcile à évaluer. II veut ce-pendant qu’ellc rende la premiè-re presque 4 fois plus forte , 6cque nous ayons par-conféqucnten vertu des deux causes la cha-leur à Paris 66 fois moins gran-de au solstice d’hyver , qu’ausolstice d’Été.

II fe présente contre ce cal-cul une objection qu’il n’a pasmanqué de fe faire. Non-feule-ment, dit-il , nous ne sentonspas en Eté 66 fois plus de cha-leur qu’en hyver ; mais encoreles expériences du Thermomè-tre faites en 1701 par M. A mon-tons, nous apprennent que lechaud qu’il fait à Paris aux ra-yons du Soleil à Midi dans leíolstice d’Eté ne diffère du froidqu’il y fait , quand l’cau íeglace, que comme 60 diffèrede 5 1 -f.

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