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Tome second.
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sa surface doit être fort unie,de même que celle de toutesles liqueurs qui ne font pasagitées ; &c comme c'est unepropriété des rayons qui seprésentent pour palier d’un mi-lieu dans un autre, de n’y pasentrer tous , mais de le réflé-chir d’autant plus que leur chu-te est plus oblique , il s’cníuitqu’il doit parvenir plus de ra-yons jusqu’à nous , quand leSoleil est vers le solstice del’Eté , que quand il est versle solstice de l’hyver ; &. c’estde cette grande quantité derayons , qui pénétrent alorsjusqu’à nous , que provientcette chaleur que nous expéri-mentons en Eté.

M. de Mairan explique cepoint de Physique d’une ma-nière bien différente. On nesçauroit révoquer en doute ,dit-il y que les particules d’air& toutes les autres matièresqui composent notre Atmos-phère n’interceptent une partiedes rayons du Soleil y & neles empêchent de parvenir jus-qu’à nous. D’où il fuit qu’ily aura d’autant plus de rayonsinterceptés, que l’Atmosphèreétant la même sera traverséeplus obliquement ; car le che-min qu’il s ont à faire en devientd’autant plus long, ôc par con-séquent ils rencontrent un

H Y V

nombre d’autant plus grand departicules de matière qui lesrepoussent, qui les dispersent,ou qui aftoibliilcnt leur mou-vement. Chaque rayon prêt àentrer dans l’Athinofphère ,peut être considéré comme uneballe de mousquet tirée con-tre la surface de l’cau d’unbassin, laquelle aura d’autantplus de chemin à faire dansPeau , avant que d’en toucherle fond , qu’elle y fera tiréeplus obliquement.

Notre Auteur va plus loin.11 prétend que le nombre derayons solaires que nous rece-vons pendant l’hyver n’est toutau plus que la moitié de ce-lui que nous recevons pendantl’Eté. Il fonde cette assertionfur des expériences bien sensi-bles. Lorsque dans les Eclip-ses de Soleil la moitié du dis-que de cet Astre est couverte ,& qu’il nous envoie par con-séquent la moitié moins derayons, il n’y a aucune dimi-nution sensible de lumière. Enhyver au contraire tout Paysest sensiblement moins éclairéqu’en Eté. Donc en hyver ily a une diminution de plusde la moitié des rayons solai-res. Le rapport de la chaleurà Midi dans le solstice d’Étéà la chaleur de Midi dans lesolstice d’hyver sera donc, par