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Tome second.
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I M A

Mere désirant fortement demanger un raisin, a-t’elle sim-prudence de porter la main àion visage ; î’enfant vient aumonde avec la figure d’un raisinmarquée íur la partie de son vi-sage analogue à celle que laMere a touchée sur le sien.Comment cela peut-il se faire ?Le voici, La Mere dont il s’a-git n’a pas pu avoir une pa-reille envie, fans que les espritsayent gravé dans son cerveausi'mage d’un raisin. Le mouve-ment qu’elie a fait en portantla main, par exemple, à sa joue,a déterminé ces esprits à dirigerleurs cours de ce côté là ; & ilsy auroient vraisemblablementlaissé l’empreinte de ce fruit,s’ils n’avoient pas trouvé des«âìacles insurmontables. Cesobstacles ils ne les trouvent pasfur le corps de l’enfant : Sachair tendre ôc molle est susce-ptible de toute sorte de figures.Auísi'les esprits , après avoirgravé dans le cerveau de l’en-fant rimage d’un raisin , iront-ils en graver une pareille fur fajoue.

IMMERSION. Le point del’immersion d’un Astre est l’ilif-tant où il se cache par rapportà nous.

IMPÉNÉTRABILITÉ. Qua-lité qu’a tout corps d*en chas-ser un autre de l’endroit que leTome II.

I M P 337premier occupe actuellement ;ou , ce qui revient au même ,qualité qu’ont tous les corpsd’occuper chacun un lieu par-ticulier. L’on dcmandoit autre-fois en Physique si le Tout-Puiílànt peut par miracle ôterà un corps son impénétrabilitéacluelle , & ne lui laiíler qu’u-ne impénétrabilité exigitive.Cette question me paroît aumoins inutile. Un corps dé-pouillé par miracle de son im-pénétrabilité acluelle. ne seroitplusl’objet de la Physique.IMPULSION. Action de

pouílèr un corps. Ce qui distin-gue l’écolc Cartésienne de l’é—cole Newtonienne , c’est quecelle-là n’admet pour cause d umouvement que l’ impulsion ,& que celle-ci admet des mou-vemens dont {'attraction doitêtre regardée comme la cause.

INCIDENCE. C est la lignesuivant laquelle un corps tom-be fur un autre. Nous avons dé-montré en cent endroits de ceDictionnaire & sur-tout dansl’articlede 1 'Elasticité^ que san-gle d’incidence est égal à sanglede réflexion.

INCLINAISON. Une ligneest inclinée sur un plan , lors-qu’elle panche plus d’un côtéque d’un autre. Celui des deuxangles qui se trouve aigu , s’ap-pclle angle d'inclinaison.

C c c