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dont il sc nourrissoit lc dégoû-tent. On lc volt tirer de son es-tomac une liqueur qui se sèche àmesure quelle s’étend , la hier ,l’attacher à une branche, Lc s’enfaire un tombeau. Dans le mi-lieu, il construit une cellule ova-le dont le tissu , malgré fa déli-catesse , a beaucoup de force ,Lc qu’enveloppent différentescouches de duvet. Immobile aucentre de cette solitude, il s’yplonge dans un engourdiíse-ment léthargique : on ne sçaitlì le repos dont il paroît jouirest un sommeil ou la mort. Alorsil se défait de sa peau blanchâ-tre , pour en prendre une qui tiresur le noir. On n’apperçoit plusni fa tête, ni ses pattes, ni lemoindre trait qui rappelle sapremière figure. Tous les mem-bres repliés à la fois rentrentdans son corps qui prend la for-me d’une olive. II devient unnouvel être. Enfin lorsque lesfeux de la canicule ont fait pla-ce à la douce chaleur de l’Au-tomne , il se ranime : sa peause colore Lc rassemble les nuan-ces des plus belles fleurs. Depetites cornes arment son front:des aîles se déployent sur sescôtés : le bas de son corps s’é-tend Lc s’allonge. Il perce facoque, y laisse les débris de i onancienne forme , Lc détruisantcette cellule qu’il s’étoit cons-
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truite avec tant d’art, il prendl’essor Lc voltige dans les airs.Prêt à finir ses jours, il songeà perpétuer ion espèce Lc il de-vient la tige d’une postériténombreuse. Ayant rempli sadestinée, las de tant de vicissi-tudes Lc désormais inutile àl’univers , il expire enfin pourne plus revivre , Lc paye à lamort ion dernier tribut.
La vie d’une mouche , ordi-nairement plus longue est su-jette à de semblables métamor-phoses. Sous des formes diffé-rentes elle voit 2 fois le jour.Ainsi change d’état ce papil-lon qui cherche la mort au mi-lieu d’une flamme dont l’éclata pour lui des attraits. Avantque de présenter aux zéphirsdes ailes légères , ces Insectesont tous été vermisseaux , Lcchacun d’eux dans le paílaged’un état à l’autre offre à desyeux attentifs un spectacle dig-ned’admiration. Enseveli dansune retraite inaccessible au jour,il n’eít plus ver Lc n’est pas en-core volatile; il est mort, fansceíser de vivre.
Nous terminerons cet arti-cle par la description que faitM. Pluchedcs trois états diffé-rons dans lesquels la chenillepaste fa vie. Vers la fin de l’Eté,quelquefois auparavant, les che-.nilles, après s’être rassasiées de