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verdure , 6c avoir changé depeau plusieurs fois , ccílcnt demanger , ée fe mettent à bâtirune retraite pour y quitter lavie ou l’état de chenilles ,Le pour faire éclorre le papillonquelles contiennent. Peu dejours suffisent à quelques unespour palier à une nouvelle vie ;d’autres demeurent des mois 6cdes années entières dans leurtombeau. Il y a des espèces quis’enfoncent quelque peu fousterre après s’être rassasiées. Làelles s’agitent 6c déchirent leurrobe, qui, avec la Tête, lespattes 6e les entrailles fe ride 6cfe retire comme un parchemindesséché. II demeure une petitefève, où une forte d’étui de fi-gure ovale , 6c terminé vers lapartie la plus pointue par plu-sieurs boucles mouvantes quivont toujours en diminuant.C’eft dans cette chrysalidequ'est renfermé l’cmbrion duPapillon avec des liqueurs pro-pres à le nourrir 6c à le perfec-tionner. Quand il est entière-ment formé, 6c qu’une doucechaleur l’invite à sortir de faprison , il rompt le gros boutde son étui. Sa tête fe dégagepar Touverture ; ses antennesRallongent ; fes pattes 6c fes aï-,les s’étendent : le Papillon voleLc ne conserve rien de son pre-mier état. La chenille qui s’est
, I N S 359changée cn nymphe 6c lc Pa-pillon qui en fort font deuxAnimaux différens. Lc pre-mier n’avoit rien que de terres-tre 6c rampoit avec pesanteur :le íecond est l’agilité même, ilne tient plus à la Terre : il dé-daigne en quelque forte de s'yposer. Lc premier étoit hérissé6c souvent d’un aspect hideux :i’autre est paré des plus vivescouleurs. Lc premier le bornoitstupidement à une nourrituregrossière : celui-ci va de fleur enfleur: il vit de miel 6c de rosée6c varie continuellement fesplaisirs: il j ouit en liberté de tou-te la nature, 6c il l’cmbellit lui-même.
Voilà , continue VédifiantAuteur que nous citons , uneimage bien agréable de fiotrepropre résurrection. Toute lanature est pleine de traits quinous aident à concevoir leschoses célestes 6c les véritésles plus sublimes. II y a unprofit certain à l’étudier , 6cc’est une Théologie qui est tou-jours bien reçue, Le plus grandde tous les Maîtres , ou plutôtnotre unique Maître nous aenseigné cette méthode en ti-rant la plupart de fes instruc-tions des objets les plus com-muns que la Nature luy pré-?fentoit.
Ces dernieres réflexions nç