Z64 JUSclipciquc de i dégré , 19 mi-nutes 8c 3 8 secondes. Les nou-velles observations mettent cet-te Planète dans fa plus grandedistance du Soleil à environ119900 , 8c dans fa plus pe-tite distance 108900 rayons ter-restres. Un rayon terrestre con-tient 1433 lieues. Consultezl’article de Copernic , 8c vousverrez pourquoi Jupiter déran-ge si souvent le cours des au-tres Planètes.
JUSSIEU ( Antoine de )Docleur-Regent de la Facultéde Médecine de Paris , Pro-fejseur de Botanique au JardinRoyal des Plantes 3 a été fanscontredit un des plus grandsBotanistes de ce Siécle. II afait dans cette partie de la Phy-sique des découvertes très-in-téreílantes. On les trouve dansles Mémoires de l’Académie-Royale des Sciences de Paris,où il fut reçu en l’année 1711,Les Académies de Londres 8tde Berlin ne voulurent pas quel'Académie de Paris postedâtfeule un Homme de ce mérite ;elles lui offrirent chacune uneplace qu’il accepta avec recon-noiíîance , 8c dont il remplittous les devoirs avec autantd’exactitude que de distinction.M. de Juísieu ne s’appliqua passeulement à la Botanique ; ilpossédoit à fond la Science du
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corps humain ; témoin la ma-nière dont il expliqua en 1718comment une fille fans languepouvoit s’acquitter des fonclionsqui dépendent de cet organe.Voici le fait. M. de Juílìeu setrouvoit à Lisbonne au com-mencement de l’année 1717.On lui dit que le Comte d’Eri-ceira avoit fait venir d’un Vil-lage de l'AI lente l'o , Provincede Portugal , une Fille âgéede 15 ans qui , fans langue ,s’aquittoit fort bien de toutesles fonctions aufquelles cettepartie du corps est destinée. IIla vit 2 fois consécutives, Lcil l’examina avec toute l’atten-tion dont il fut capable. Lesoir , dit-il j â la faveur d’unebougie Sc le lendemain au grandjour je lui sis ouvrir la bouche,dans laquelle , au lieu de cetespace que la langue y occupeordinairement, je ne remar-quai qu’une petite éminenceen forme de Maramelon quis’élevoit d’environ 3^4 lignesde hauteur du milieu de la bou-che. Cette éminence m’auroitété presque imperceptible , sije ne me fuílè assuré par letoucher de ce qui paroisioit àpeine à la vue. Je sentis par lapression du doigt une espècede mouvement de contractionLc de dilatation qui me fit con-noître que les muscles qui for-