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ment la langue , Sc qui fontdestinés pour son mouvement *s’y trouvoient. Je fis ensuiteprononcer à cette Fille toutesles lettres de l’Alphabet, plu-sieurs syllabes séparément, unefuite de mots formant un rai-sonnement. Elle parla si dis-tinctement & si aisément, queje ne me serois jamais imaginéque l’organe de la parole luimanquât, si je n’en euíîè pasété prévenu.
M. de Juísieu conclut de cePhénomène que la langue n’estpas un organe eíïèntiel à laparole ; il veut même qu’ellen’en soit pas l’organe princi-pal. En effet la luette , lesconduits du nez , le Palais ,les dents Sc les lèvres y onttant de part , que des nationsentières se font distinguer dansleur manière de parler par l'tr-iage dominant de quelqu’unede ces parties.
II examine ensuite ce quidans cette fille a pû suppléerau défaut de la langue. II as-signe les Muscles qui l’auroientfait agir, si elle y eut été touteentière , Sc sur-tout les Génio-gl°JJe s qui prennent leur origi-ne de la partie interne du men-ton , Sc viennent s’inférer pres-que vers la base de la langue ; •les Géniohyóidiens Sc les M.Ï-lohyoïdiens qui tirant à eux
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l’os hyoïde du côté du men-ton, paroissent élever le larynxSc le rapprocher des dents. Orpuìsqu’il est sûr que l’air quifort de la cavité de la poitrineest transformé en son par lemoyen de la glotte ; ce sonporté vers les dents par le gon-flement des muscles que nousvenons de nommer, aura reçupar ces mêmes dents Sc parplusieurs autres parties de labouche Sc du nez de cette fille,les autres modifications néces-saires pour être changé en sonarticulé . M. de Juísieu examineenfin comment cette fille apû fans langue goûter , mâcher ,avaler Sc boire, II explique tou-tes ces opérations en grandphysiologiste. Nous renvoyonsle Eecteur qui seroit curieuxde voir toutes ces belles cho-ses aux Mémoires de l’Acadé-mie, année 1718 , pag. 6 Scsuivantes.
La Partie de Physique à la-quelle M. de Juísieu s’est leplus appliqué, c’est la Botani-que, L’énumération suivanteen est une preuve fans répli-qué. Elle contient les Titresdes principales Diíïèrtationsqu’il a lues dans les Aflèm-blées. de l’Académie des Scien-ces , Sc qui ont été insérées,dans les Mémoires de cetteillustre Compagnie..