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Tome second.
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employoic 14 minutes à par-courir 66 millions Je lieues ,elle metroit plusieurs heures àparcourir l’eípace immense quise trouve entre la Terre & lesÉtoiles fixes ; donc telle Étoileseroit réellement au Méridien,lorsqu’elle nous paroîtroit àl’horiíon, &c telle autre seroitdepuis long-tems fous notrehorison , lorsqu’elle nous paroî-troit se lever ; mais ces consé-quences ne font pas soutena-bles , donc le système qui lessuppose vraies, n’est rien moinsque démontré.

Pour moi j'avoue naturelle-ment que je ne comprens pasquel inconvénient il y a à direqu’unc Étoile réellement au mé-ridien , nous paroiste à l’ho-rison. Les premiers Élémensd’Optique m’apprennent que ,dans quelque endroit du cielque le trouve une Étoile* elledoit me paroître se lever , lors-que je reçois le rayon de lu-mière quelle m’a envoyé, lors-qu’elle étoit à l’horison. Ce nefera pas donc cette premièredifficulté qui rendra insoutena-ble le système de Newton surla lumière. Examinons si la se-conde aura plus de force.

Si la lumière, continuent lesCartésiens , se fait par émission ,& qusil y ait de la lumière ,dans tous les points sensibles

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qui se trouvent entre le Soleilòc les étoiles fixes , commeles Newtoniens font obligésd’en convenir , le Soleil auroitperdu depuis long-tems touteia substance ; si grandes fontles pertes qu’il auroit faiteschaque jour. Mais le Soleil estactuellement le même qu’ilétoit au commencement dumonde ; donc la lumière nese fait pas par émission. Voilàle grand argument des Carté-siens , & voici la réponse desNewtoniens.

Le Soleil envoyé fa lumièreou à des corps opaques , tel-les que font les Planètes dupremier èc du second ordre ;ou à des corps lumineux, tellesque font les Étoiles fixes. Dansle premier cas cette lumière ,après différentes réflexions quise feront d’une planète vers uneautre , se rendra enfin dansl’atmosphére solaire ; dans lesecond cas la perte fera encoremoins considérable. Le Soleilenvoyé de fa lumière aux Étoi-les , je le sçais ; mais celles-ci àleur tour n’envoyent-elles pasde leur lumière au Soleil, &ce commerce ne rend-il pasnulle la dissipation de subs-tance dont nous parlent les Car-tésiens.

Comme la question de la lu-mière est une des plus grandes

questions