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Tome second.
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questions que l’on puisse agiteren Physique , nous allons ,suivant notre coutume , fairel’histoire des distérentes opi-nions qui ont paru fur cettematière. Le Lecteur pourraembrastcr celle qui lui paroî-tra plus probable que la nô-tre. Nous rapporterons en imots le sentiment des Péripa-téticiens; il est trop absurde ,pourqu’on soit tenté de l’em-brastèr. Ils ont prétendu que lalumière n’étoit pas un corps 3 unesubstance 3 mais un pur accident ,& que cet accident étoit l’acîedu transparent en tant quetransparent. Les comprenne quipourra.

SENTIMENT

De Gassendi sur la naturede la lumière.

Le fond du sentiment deGastèndi íur la nature de la lu-mière est le même que celui quenous avons adopté. Cet Auteuravance en termes exprès qu'il enest des corps lumineux com-me des corps odoriférans ;que ces deux espèces de corpsenvoyent de leur sein , les unsà nos yeux, les autres à nosnarines des corpuscules capa-bles de faire impression fur les

f orne II

L U M 433organes de la vue & del’odorat.Nevton avoit bien lû le cha-pitre onzième de la sectionpremière du livre sixième de laPhysique de Gassendi fur lesqualités des choses , où il s’ex-plique en ces termes : vide-ri potefl longé planius 3 ut quodcirca objeclum aliorum sensuumdiximus , admittamus lucem ejjeuniversè ejjluvium quoddamcor-poreum , feu corpuscula qu£ exlucido usque celeritate celerri-mâ emittantur , incidentiaque inoculum , visbilia saciant tumlucidum ipsum 3 tum quodlibetcorpus ex quo in oculum reflec-tuntur. Scilicèt ut odor creaturnon prejswne corpusculorum qu&in aère ac extra rem odoram fìnt 3& ab ipsd tamen re odorâ , v. g.Porno aliquâ ipsus motionepel-lantur , adiganturque usque adnares ; sedcreaturpotíus emijsio-ne quâdam tenuis halitûs , cor-pusculorumve ex Porno ejsuen-tium 3 & ad ipsas usque naresdiffusorum ; scvidetur lux debe-re pojse creari , non tam ad-aclione alicujussubsantiœ , cor-pusculorumve extra lucidum existendum , & ab ipso lucido fuimotione propulsorum,quam subs-tantiali 3 corporeáve quâdam exipsomet facld emijsione. Gastèn-di demande ensuite pourquoiles pertes continuelles que faitle Soleil, ne Pappauvristèntpas.