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Tome second.
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du reíTort de la matière oùelles se forment , Sc qu’unressort poussé avec plus oumoins de force fe restitue tou-jours également vîte : queseulement les ondes plus éloi-gnées du centre, font plus pe-tites Sc plus folioles : qu’enfinelles le font au point qu’ellesceílènt d’être ou d’être sensibles.

M. Huyghens fuppofoit lamatière éthérée beaucoup plusdure Sc d’un ressort beaucoupplus parfait que l’air. Ces deuxqualités lui fervoient -à expli-quer pourquoi tant de rayonsdifférens le croisent fans feconfondre. Qu’il y ait, disoit-il f plusieurs boules de Billardpoíees l’une contre l’autre furune même ligne , Sc qu’avecune autre boule pareille , onfrappe la première de toute larangée, celle-ci demeurera im-mobile. Toute la rangée de-meurera immobile aussi , ex-cepté la dernière boule qui s’endétachera avec une vîtesle éga-le à celle de la boule qui afait le choc à l’autre extrémi-té. Voilà un mouvement quid’une extrême vîteíle a passéd’un bout à l’autre de toute larangée , en quelque nombrequ’ayent été les boules , fansqu’elles ayent paru fe mouvoirle moins du monde, Sc cettevitesse est d’autant plus grande,

L U M 445que les boules font plus duresSc d’un reílort plus parfait.

Dans ce Sistême des Ondes,chaque point du corps lumi-neux en forme une dont il estle centre ; Sc ce qui fait queces ondes qui ne paroiílcntêtre qu’un léger ébranlementd’un fluide , fe conserventdans des espaces aussi prodi-gieux que la distance de laTerre au Soleil ou aux Étoi-les , c’est que dans ces grandséloignemens un très grandnombre de points lumineuxs’unistènt pour ne former sen-siblement qu’une feule onde.Et de plus dans le moindretems imaginable, chaque pointlumineux violemment agité ,comme il est , frappe la ma-tière éthérée d’une infinité decoups redoublés qui fortifientl’estèt les uns des autres , Scempêchent que l’onde ne s’ef-face.

M. Huyghens afsûroit enfinque quand une onde est for-mée par un point lumineux ,il fe forme encore dans toutTefpace qu’clle enferme autantd’ondes particulières , qu’il ya de points dans le fluide ébran-lé ; car chaque point du fluidefe fait aussi centre d’une onde.La plys grande partie étantformée par le point lumineux,celles qui viennent de chaqueQqq 2