444 L U Mpoint du fluide sont d’autantplus grandes , que ces pointsdu fluide font plus proches dupoint lumineux ; Sc li on veutmarquer le terme où la grandeonde arrive dans un certaintems , il faut nécessairementque toutes ces petites ondes yarrivent avec elle , Lc ce fontautant de circonférences decercle plus petites qui touchentroutes , chacune en un point,la grande circonférence. Par-làil cil visible qu’elles la forti-fient Sc augmentent l’cflet dontelle est capable. Hors les pointsoù ces petites circonférencestouchent la grande , elles nela fortifient point , puifqu’el-les ne s’y joignent pas ; Sc fautede ce secours la grande peutdevenir incapable d’un effetsensible. Les petites en fontincapables auíli hors dans lespoints où elles touchent la gran-de ; car ce n’est que dans cesmêmes points où elles fe joi-gnent les unes aux autres.
Par-là M. Huyghens préve-noit une difficulté qui naiffoitnaturellement de son Si sterne.II est certain qu’un objet lu-mineux vû par une ouverture,n’est vû qu’cntre deux lignesdroites tirées par les extrémi-tés du Diamètre de cette ou-verture; Sc cependant fi la lu-mière fe répand par ondes, elle
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fe répand incontestablementhors de cet espace. Mais il estcertain auíli que ce qui s’y enrépand , ce ne t ont plus quedes restes particulières qui netouchent plus la totale , Sc nefe touchent plus les unes lesautres ; donc tous les pointsd’attouchement font nécessai-rement compris entre les deuxlignes droites menées par lesextrémités de l’ouverture, puis-que les lignes étant tirées dupoint lumineux, centre de Ton-de totale , Sc passant par lescentres des ondes particulières,elles leur font perpendiculairesà toutes , Sc par conséquentvont à leurs tangentes.
M. Privât de Molièrcs com-prit si bien le Méchanifme ca-ché du Sistême que nous ve-nons de rapporter , que non-feulement il Tadopta, mais en-core qu’il regarda comme ab-surde toute opinion qui ne fup-pofoitpas des ondulations dansla lumière. Pour nous , dit-ildans la Prcp. j. defa leçon 20 e .,qui faisons consister la Physi-que à éviter toute forte d’abfur-dités , Sc qui ne voyons aucuninconvénient de penser, avecM. Huyghens : que la lumièrefe transmette dans la matièreéthérée à-peu-près de la mêmefaçon que le son fe transmetdans l’air ; ni qu’il soit necef-