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Tome second.
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L U M

faire de penser que c’eít la mo-lécule voilìne du Soleil quivienne elle-même frapper lefond de nos yeux, plutôt qu'unemolécule pareille qui est actuel-lement contre le fond de no-tre œil , &c à laquelle la mo-lécule voiline du Soleil a trans-mis son action , qui frappenotre rétine ; nous concluonsfans difficulté que la lumièrene consiste ni dans une trans-mission instantanée du mouve-ment des particules du Soleiljufqu’à nos yeux , contraire àInexpérience; ni dans une émis-sion inconcevable de ces mêmesparticules jufqu’aux extrémitésde rUnivcrs : mais bien dansune transmission successive dece même mouvement, commeil arrive au son,

SENTIMENT

De M. Nolletsur la nature. de la lumière.

M. l’Abbé Nollet n'a em-brassé le système de Defcartesfur la lumière, qu’après y avoirfait un grand nombre de cor-rections. Voici comment il leprésente dans la section pre-mière de fa quinzième leçon.J’entens , dit-il, par le mot delumière le moyen dont la natu-re a coutume de fe servir pour

L U M 445affecter l’œil de cette impres-sion vive & presque toujoursagréable qu’on appelle clarté ,&c pour nous faire appercevoirla grandeur, la figure , la cou-leur, la situation des objets quifont hors de nous mêmes àune distance convenable. Cemoyen , quel qu’il soit, est unêtre distingué du corps visible& de l’organe ; il réside commeintermède entre l’un & l’autre ,Lc il occupe par lui-même &. parson action l’intervalle qui les sé-pare : fans cela il meparoît im-possible de comprendre com-ment un corps peut agir furun autre corps.

Mais cet agent qui transmetà l’œil faction du corps lumi-neux ou illuminé doit être lui-même quelque chose de maté-riel ; autrement comment pour-roit-il recevoir ôc communiquerune modification qui ne peutconvenir qu’à la matière ? com-ment pourroit-il être touchéou agité physiquement par l’ob-jet visible ,& toucher de mêmel’organe fur lequel il fe fait sen-tir ? Si la lumière n est pas uncorps , pourquoi ne peut-onpas regarder le Soleil en face ?Pourquoi une personne accou-tumée à dormir dans une cham-bre bien obscure, s’évcille sel-le plutôt que de coutume, sil’on a oublié de fermer les vo^