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Tome second.
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44-8 L U MN ALE. Quelques Physicienspeu attentifs ont confondu lalumière septentrionale avecl’aurore boréale ; ils ont eutort ; celle-ci ne paroït que derems en tems , celle-là au con-traire est un phénomène jour-nalier. Nous lisons en effetdans une relation duGroenlandcomposée par Peyrere que dansces contrées il se léve pendanttout l’hyver une lumière avecla nuit, qui éclaire tout le pays,comme si la Lune étoit au plein.Plus la nuit est obscure , pluscette lumière luit. Elle fait soncours du côté du Nord. Ellereíïèmble à un feu volant, Scelle s’étend en l’air comme unehaute Sc longue palissade. Ellepaíle d’un lieu à un autre avecune légéreté Sc une prompti-tude inconcevable. Elle duretoute la nuit, Sc elle s’éva-nouit avec le Soleil levant. M.de Mairan nous assure que l’airgrossier que l’on respire dansles pays près du pôle arctique ,Sc les glaces qui se trouventdans ces contrées, font très-pro-

f >rcs à réfléchir les rayons deumière , Sc à causer une clartéque les habitans du pays nom-ment lumière septentrionale. Cegrand Physicien fonde en partieson sentiment sur le témoigna-ge de frédéric Martens qui dansson voyage au Spitzberg Sc au

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Groënland, rapporte qu’il y %dans le Spitzberg, c’est-à-dire,aux environs du 80 e . dégré de la-titude sept grandes montagnesde glace , toutes fur une mê-me ligne, Sc entre de hauts ro-chers. Elles parodient d’un beaubleu , aussi bien que la neige.II y a des nuages autour Sc verSle milieu de ces montagnes. Audessus de ces nuages, la neigeest fort lumineuse. Les vérita-bles rochers parodient tout enfeu. Le Soleil n’y donne qu’unelueur pâle , Sc la neige aucon-traire y réfléchit une lumièrefort vive. Dans ces endroits oùla glace est prise en mer, onvoit au-dessus dans le Ciel uneclarté blanchâtre comme celledu Soleil. A quelque distancede là l’air paroït bleu 8c noirâ-tre. La poussière des glaçons oude la neige répandue dans l’air,ou autour des montagnes, yproduit de fréquens parhélies,des espèces d’arcs en Ciel, Scplusieurs autres phénomènes dumême genre.

Concluons de-là que Olaiïsmagnus a parlé de la lumièreseptentrionale Sc non pas del’aurore boréale,lorsqu’il adicdans son histoire des peuplesseptentrionaux que vers la finde l’hyver , Sc autour du Prin-tems on a coutume de voir dansces pays encore couverts de

neige ,