Band 
Tome second.
Seite
525
JPEG-Download
 

MEC

bre ne subsistera pas , & quetoute Balance juste doit demeu-rer cn équilibre , lorsque sesdeux Baílins contiennent deuxpoids égaux ; vous conclurezque le Marchand qui se íertde la Balance BAC est unmal-honnête-Homme.

Corollaire second. La Romai-ne est encore un levier de lapremière espèce ; la Puiílanceest repréíentée par le poids mo-bile que l’on peut avancer oureculer à volonté ; le poids ,par la marchandise que l’onattache au crochet ; & le pointd’appui par cette espèce de clouautour duquel la Romaine semeut. Cette machine compo-sée de deux bras inégaux sert àmettre en équilibre deux quan-tités inégales de matière ; eneffet si le poids mobile pèse i olivres , 6 c que vous le placiez à

10 pouces du point d’appui, ilfera en équilibre avec un quin-tal de marchandises que vousattacherez à un crochet éloi-gné du point d’appui d’un pouceseulement. La raison en est évi-dente ; la force d’un corps seconnoît en multipliant sa mastepar sa vitesse ; le poids mobilea 10 de maíle& iode vitesse ,

11 a donc i oo de force ; le quin-tal de marchandises a ioo demaílè & i de vitesse , il a doncloo de force, & par conséquent

MEC 5 j jces deux poids doivent être enéquilibre.

Pour comprendre la simpli-cité de ce Méchanisme , qu’onjette les yeux fur la figure hui-tième de la planche sixième.Dans la Romaine BCD , Cest le point d’appui ; le poidsmobile M que l’on approche&: que l’on éloigne à volontédu point d’appui , tient lieude Puiílance ; tout ce qui s’at-tache au crochet A sert dePoids. Cette Romaine est évi-demment un Levier de la pre-mière espèce , puisque le pointd’appui C se trouve entre laPuiílance M èc le Poids p.C’est encore une Machine danstoutes les formes , puisqu’ellesert à mettre cn équilibre desmaííès inégales, & que la Puis-sance M étant plus éloignéedu point d’appui que le poidsp , celle-là l’emporte en vitessefur celui-ci.

Corollaire troifiéme. Les ci-seaux vous soumissent un dou-ble levier de la première espè-ce ; la Puissance est représentéepar les doigts qui menent lesdeux branches ; le poids parla chose que l’on veut couper;& le point d’appui par le clouqui tient ces deux leviers en rai-son ; aussi les ciseaux destinés àfaire de grands efforts, tels quefout ceux des Chauderonniers %