54 ^ METde rapporter celle qu’il a faitefur l’Or ; on la trouve dans leMémoire de Tannée 1701 .pa-ge 143 . II y a trois endroits ,dit M . Homberg , où Ton peutplacer TOr que Ton veut dé-composer. Le premier est aupoint précis du loyer. Dans cetendroit > T or étant tenu unpeu de tems , commence à pé-tiller 6c jetter de petitesgoute-lettes de fa substance a fix, sept6c huit pouces de distancera su-perficie de Tor fondu devenanthérissée fort sensiblement, com-me est la coque verte d’unechâtaigne. Toute la substancede Tor fe perd par-là fans souf-frir aucun changement ; car stTon étend une feuille de papierau-dessous du vaisseau qui con-tient cet Or en fonte qui pétil-le , on ramastè íur ce papier unepoudre d’Or , dont les petitsgrains étant regardés par lemicroscope paroistent de pe-tites boules rondes , que Tonpeut refondre ensemble en unemastè d’or.
Le second endroit pour pla-cer TOr en fonte est de Téloi-ner un peu du vrai foyer ,jufqu’à ce qu ’011 voie que TOrne paroiílè plus hérissé , 6cqu’il ne pétille plus. Dans cetendroit se fait la vitrificationde TOr , laquelle est un vraichangement de la substance du
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métal pelant , malléable 6Cductile , en un verre léger ,castant 6c obscurément transpa-rent.
Le troisième endroit pourplacer TOr en fonte , est deî’éloigner un peu plus encoredu vrai foyer , qu’il ne Testdans la place vitrifiante , 6cdans cet endroit, il ne fait quefumer feulement ; fa perte*yest très lente 6í Ton est obli-gé de tems en tems de l’ap-prochcr du foyer, afin del’em-pêcher de íe figer.
De ces expériences M. Hom-berg a conclu que TOr avoitpour élémens le Mercure quis’exhale en fumée , 6c la ma-tière dont le verre est composé,c’est-à-dire , un fable fin 6c dessels fixes. II n’a pas conclu ,comme quelques Aventuriers ,que rien n’étoit plus aisé quede faire de TOr 6c de trouverla Pierre Philosophale. Pourréussir dans une pareille entre-prise , il ne suffiroit pas de con-noître les parties élémentairesde TOr ; il faudroit encore fça-voir au juste quelle proportionil y a entre ces parties , 6c ilfaudroit fur-tout posséder lesecret de les unir aussi exacte-ment , que le font dans le seinde la Terre les Agens naturels.Les autres Métaux , je veux di-re , TArgent, l’Etain, le Plomb,