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trouvoit dans la nature un flui-de extraordinairement densedont les molécules n’eustentaucune cohésion, ce fluide n’op-poleroit pas aux corps solidesqui le traverleroient, une ré-sistance de la première espèce ;mais il leur en opposeroit unede la seconde espèce qui seroittrès-considérable,
Seconde Conséquence. Lors-qu’un corps solide traverse unfluide avec beaucoup de vites-se , l’on doit faire sur-toutattention à la résistance de laseconde espèce. S’il le traver-íoit au contraire avec une vî-testè insensible, il faudroit fai-re sur-tout attention à la ré-sistance de la première espèce.
Troisème Conséquence. Uncorps solide qui traverse unfluide qui lui oppose quel-qu’une de ces deux résistances,doit enfin perdre son mouve-ment.
Quatrième Conséquence. Uncorps solide qui se meut avecbeaucoup de viteste d’Orient enOccident, & qui traverse unfluide en repos, éprouve beau-coup moins de résistance , quesi ce fluide avoir un mouve-ment très-rapide d’Occident enOrient.
Les Cartésiens avouent cesconséquences tirées en géné-ral ; ils font cependant obligés
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de les nier , lorsque les New-toniens les appliquent aux Co-mètes dont plulieurs dans leSistême du plein se meuventtrès-rapidement d’Orient enOccident dans un fluide pres-que infiniment dense , qui semeut lui-même d’Occident enOrient avec une vîteíle pres-que infinie. Je le demande àun Lecteur impartial ; est-ce-làíe conster dans ses Principes ?auísi les Newtoniens regardent-ils ce que Newton a dit furla résistance des milieux com-me une vraie démonstrationcontre Inexistence des Tourbil-lons Cartésiens.
Les sectateurs de la Philoso-phie de Descartes se sont misî’esprit à la torture , pour don-ner à cette démonstration uneréponse satisfaisante. Les unsont dit que la matière éthérée ,quoique parfaitement dense ,étant un fluide dont les partiesétoient en tout sens dans untrès-grand mouvement, redon-noit pas derrière au Mobile quila traversoit, le mouvement quele Mobile devoit perdre en lapoustant en avant.
Mais cette réponse n’est-ellepas contraire à l’expérience ?en efíèt, si la matière éthérée,comme fluide, a ses parties sen-sibles dans un mouvement entout sens , pourquoi tous les
fluides