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Tome second.
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fluides ne les auront-ils pas ? &s’il faut reconnoître un pareilmouvement dans tous les flui-des , pourquoi un Mobile semouvant horizontalement dansl’eau , perd-il dans un tems égalplus de vî teste,qu’cn se mouvantdans l’air.

D’ailleurs s’il est démontréqu’un Mobile perde de fa vites-se dans un fluide dense dont lesparties sensibles font en repos ,n’en perdra-t’il pas d’avantageôc ne la perdra-t’il pas plutôt,íì on íu^pose ccs mêmes par-ties dans un mouvement ensoutiens? pourquoi;parce quecelles qui se mouvroient en senscontraire à la directiondu Mo-bile , lui raviroient à chaqueinstant plus de mouvement quecelles qui le mouvroient demême íens ne pourroient luien procurer ; puiíqu’il est évi-dent qu’un corps lolide fuit lechoc des parties du fluide quivont de même sens que lui.Donc le mouvement en toutsens que quelques Cartésiensdonnent aux parties sensiblesde leur matière éthérée, n’estpas une réponse à la démons-tration des Newtoniens fur larésistance qu’opposeroit cettemême matière éthérée auxcorps solides qui scroient obli-gés de la traverser.

11 est des Cartésiens qui pré-Totnc II.

M I L 553tendent répondre à la démons-tration de Newton sur la ré-sistance des Milieux , en di-sant que les corps sensiblesétant percés d’une infinité depores ou de petits canaux im-perceptibles , l’Éther y paslecomme à travers un crible ,fans apporter aucun obstacle àleurs mouvemens ; S c que c’estpour cette raison qu’un Mobilecontinue si long-tems à se mou-voir à travers ce Milieu , fansperdre sensiblement de sa vîtes-le ; parce qu’il ne faut consi-dérer dans le Mobile que famatière propre : qu’il ne fautconsidérer dans un globe deplomb , par exemple, que leplomb qu’il contient , fansavoir aucun égard à la matièrelubtile qui remplit íes pores ,laquelle allant èí venant très-librcment en tout sens , nefait aucun obstacle au mou-vement du Mobile , dont lesparties propres font fixes &Cbien liées entre-elles ; Lc quele globe continucroit à se mou-voir avec la même viteste, siles parties grossières de l’airou de l’eau , qui ne peuventpaster librement à travers sespores , ne ralentistbient sonmouvement par leur rencontre :qu’il ne faut auísi considérerdans l’air ou dans l’eau, quela matière propre de l’air ou

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