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de l’Algèbre, & l’autre les Élé-mens de Géométrie. L’on nefçauroit trop en recommanderla lecture aux jcunes-gens quipatient de Logique en Physi-que. 11s font donnés d’unemanière très-intclligiblc. Cethabile Professeur qui a eu lagloire de voir dicter ses leçonsdans plusieurs Ecoles très-re-nommées, mourut à Paris le 12du mois de Mai 1741 dans lesplus grands fentimens de Re-ligion. II a fait paroître fa Re-ligion jusques dans fa Physi-que , qu’il termina par unenouvelle démonstration de l’e-xistence de Dieu , tirée de l’e-xistence du mouvement de lamatière. M. Privât de M obèresavoit été reçu à l’Académie-Royale des Sciences de Paris en17 2 1 , d’abord en qualité d'Ad-joint pour la Méchanique ; 6cen 17 2 9 il monta au rang d'As-socié dans la même Académie.
MOLLESSE. On nommecorps mous ceux que le choc
6 la compression font changerde figure , 6c qui, après le choc6c la compreliion , ne tendentpas à reprendre la figure qu’ilsviennent de perdre. Sembla-bles aux corps durs , ils n’ontaucune élasticité ; semblablesaux corps fluides , ils font in-différons à toutes les formesqu’on veut leur faire prendre:
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différons des premiers , ils neconservent pas dans le chocleur ancienne figure ; différonsdes seconds , ils ont leurs mo-lécules unies les unes avec lesautres ; auíh les Physiciens af-íurcnt-ils que les corps monstiennent le milieu entre lescorps durs 6c les corps fluides.Mais quelles font les caulesphysiques de la mollesse descorps ? J’en remarque deuxprincipales , Tune intérieure êcl’autre extérieure ; l’intérieuren'est autre que la figure de leursmolécules qui, accrochées en-semble , font très-propres às’allonger 6c à glisser les unes.fur les autres , fans fe déta-cher. Pour la cause extérieurede la molefl'e des corps, nouspouvons assigner la matièresubtile Nevtonienne qui trou-ve dans ces fortes de corps uneinfinité d’endroits par où ellepeut fe glisser, ou qui du moinspeut fans peine fe faire une in-finité de passages. Nous ne par-lerons pas ici des régies dumouvement qui ne manquentjamais de s’obferver dans lcchoc des corps mous ; au chan-gement de figure près , ellesfont les mêmes que celles quis’obfervent dans le choc descorps durs.
C’est-là la pensée de M. Pri-vât de Molières qui assure dans