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trouvent que là , ou qui y fontplus parfaits , ou d’une qualitéplus agisiànte que ceux que nouscultivons dans nos jardins.
MORIN ( Louis ) né auMans le n Juillet iójj, mériteune plact dijhnguée parmi lesBotamjìes de son Jiecle. Lorí-qu’cn i66z on réíolut de dres-ser un Catalogue des Plantesdu Jardin Royal, on ne crûtpas pouvoir se dilpenser d’asiso-cicr M. Morin à ce travail.La réputation qu’il se fit alors ,lui mérita en 1699 une pla-ce à l’Académie Royale desSciences de Paris, Lc en 1700l’honneur de faire les démons-trations des Plantes au JardinRoyal, à la place du célébréTournefort qui alla herboriserdans le Levant. Celui-ci à ionretour trouva que M. Morins’étoit fait aílcz estimer, pourque son nom pût être donnéà une Plante étrangère qu’il ap-pclla Morina Orientahs. M. Mo-rin mourut à Paris le 1 Mars1715 à Page de 80 ans avec laréputation d’un saint. On ra-conte de lui des choses quinous étonnneroient dans lesplus sévères Anachorettes. Sanourriture ordinaire depuisqu’il fut sorti de Philosophie,ne fut que du pain &c de Peau;rarement se permit-il quelquesfruits. A 1 âge de 60 ans il se fit
M O R 575servir un peu de ris cuit à Peau ;& lorsqu’il approcha de 8 o ans ,il se réíolut à prendre d’abordune once, Lc puis 3 oncesdevin. Sa charité pour les Pau-vres étoit véritablement héroï-que. L’argent qu’il recevoir defa pension de l’Hôtéí-Dieu deParis dont il étoit Médecin , ille remettoit dans le Tronc,aprèsavoir bien pris garde à n’êtrepas découvert. Toutes ces bel-les actions font racontées dansson éloge hyítorique. On ytrouve encore son règlementde vie ; c’est celui d’un saint.II se couchoit à 7 heures dusoir en tout tems , & il se levoità 2 heures d u Matin. II paíToit3 heures en prières. Entre 5 &6 heures en Eté , 6 1 P bi y ver en-tre 6 & 7, il alloit à l’Hôtel-Dieu , ôí entendoit le plus sou-vent la Mcílè à Notre Dame.A son retour il lisoit l’Ecritu-re-Sainte, &c sur les 11 heuresil prenoit Ion repas. II paíToitle rcíte du jour à examiner lesPlantes du Jardin Royal &c klire des livres analogues à faProfession.
11 ne faut pas le confondreavec Jean-Baptistc Morin, Mé-decin & Profeílèur de Mathé-matiques à Paris. Celui-ci nes’est distingué que par un folentêtement pour P Astrologiejudiciaire; comme il le parole