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d’un mouvement composé en ligne droite , lorsqu’il décritune diagonale ; ôc un corps décrit une diagonale , lorsqu’il estpousse en même tems par deux forces constantes & uniformesdont les deux directions forment un angle quelconque , ouaigu , ou droit , ou obtus. Le corps A , par exemple , est-ilpoussé au même instant par la Force horizontale S figure 7.Planche 7. dont la direction est la ligne A E, èc par la forceperpendiculaire A dont la direction est la ligne Ajì II par-courra la diagonale A K du quarré AEJK dans le même-tems qu’il auroit parcouru un des côtés, s’il n'eu t été pouf-fé que par une des deux forces. N’en soyons pas surpris ; lecorps A doit satisfaire aux deux directions qu’il reçoit; il doitdonc parcourir une ligne commune à ces deux directions ; maisla diagonale A K est commune aux deux directions A E & A /;donc le corps A doit parcourir la diagonale A K.
M. Privât de Modères demande pourquoi l’on ne fe sentpas frappé dans la démonstration de cette proposition de lamême manière dont on se sent frappé dans les démonstrationsdes propositions géométriques. La raison qu’il apporte de cettedifférence , c’est que les Principes d'où les propositions géo-métriques dépendent font des Principes nécessaires ; au lieuque le Principe d’où celle-ci dépend , n’est qu’un Prin-cipe de convenance , fondé fur l’idée de la plus grande sim-plicité.
COROLLAIRE PREMIER.
Une force qui tireroit Je corps A suivant la diagonale A K,seroit , non pas égale , mais équivalente aux deux forces dontl’une pouíleroit le corps ri suivant la direction horizontale S F ,& l’autre pouíleroit îe même corps A suivant la directionperpendiculaire R J.
COROLLAIRE SECOND.
Si les directions S E Sc R J des deux forces 5 Sc R , aulieu de former un angle droit au point /?,formoient un an-gle obtus, la diagonale que parcourroit le corps A seroit moin-dre que A K) parce que deux forces dont les directions for-