i6 O P T1c j c’est-à-dire , tellement op-posée à l’œil, quêtant prolon-gée elle passat par le centrede la prunelle perpendiculaire-ment au plan de l’œil, une pa-reille ligne , dis-je,ne nous pa-roi tra qu’un point ; pourquoi ?parce que ce point seul en-volera des rayons de lumière ànotre œil. Par une raison sem-blable, une surface ne nous pa-roîtra qu’une ligne, & un soli-de qu’une surface. Telles fontles principales régies reçues enOptique; on en tire une infi-nité de corollaires ; nous rap-porterons les plus intéreíTans.
Corollaire premier. Le SoleilLc la Lune doivent nous pa-
roitre egaux.
Corollaire second. Dans unelongue allée d’arbres plantésparallèlement , les deux der-niers doivent presque paroîtrese toucher. Supposons par exem-ple , que les deux lignes b A ,d C , fìg. S. pi. i. représententune allée d’arbres parallèles ,il est évident que l’arbre B pa-roîtra plus éloigné de l’arbre D,que l’arbre b de l’arbre d ; puis-que les deux premiers paroiílentfous l’angle Optique DLL,beaucoup plus grand que l’angleoptique d£b fous lequel pa-roiílent les deux derniers. Parla même raison l’arbre F paroi-tra plus éloigné de l’arbre G ,
O P T
que l’arbre B de l’arbre D.
Corollaire troifiéme. Une tourfort élevée, si elle est d’aplomb,paroît comme panchée fur ce-lui qui du pied en regarde le som-met , c’est-à-dire , íur celui dontle rayon visuel est parallèle à latour.
Corollaire quatrième. Dansune longue galerie dont le pla-fond est parallèle au parquet,le plafond paroît aller toujoursen baissant & le parquet enmontant. La raison optique deces quatre corollaires est tiréedes trois premiers Principes quenous avons établis. L’explica-tion des cinq corollaires sui-vans , dépend évidemment desPrincipes 4, 5 , 6 , 7.
Corollaire cinquième , Lors-qu’on voyage de nuit , les ob-jets peu éloignés paroiílent plusloin,qu’ils ne le font réellement.
Corollaire fixiéme. Pendantla nuit les feux clairs paroiílentplus près , qu’ils ne le font.
Corollaire septième. Deuxsommets de montagne éloignésTun de l’autre doivent de loinparoître se toucher : l’Horisondoit paroître contigu au Ciel :les Étoiles ne doivent pas nousparoître plus élevées que lesPlanètes, &c.
Corollaire huitième. Un Astreà l’horizon doit nous paroîtreplus éloigné qu’au Méridien.
Corollaire