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Corollaire neuvième. Nousdevons juger que le Soleil estbeaucoup plus éloigné de nous,que la Lune.
Corollaire dixième. Dansl’Hypothéfiede Copernic le So-leil Lc tous les Astres doiventnous paroître tourner autourde la Terre d’orient en occidentdans l’efpace de 24 heures.Dans la même Hypothèse leSoleil doit avoir un mouvementpériodique apparent autour dela Terre dans l’efpace de dou-ze mois , par le dixième prin-cipe d’Optique.
Corollaire onzième. Les Etoi-les , le Soleil, la Lune, l’aiguilled’une montre doivent nous pa-roître immobiles ,parle quator-zième principe d’Optique.
Corollaire douzième. Un glo-be vu de fort loin,doit nous pa-roître un cercle , par le quin-zième principe d’Optique.
Les mêmes principes servi-ront à résoudre les problèmesfuivans.
Problêmtpremier. Expliquerpourquoi la Lune paroît plusgroíle à l’horifon qu’au méri-dien.
Résolution. II fe trouve tou-jours à l’horizon une grandequantité de vapeurs , que l’onpeut regarder comme autantde verres convexes ; ces for-tes de verres , comme nousTome III,
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l’avons expliqué dans l’articlede la Dioptrique , groífistentles objets ; donc la Lune vueà travers ces vapeurs , doit pa-roître très-groíle à l’horizon ,c’est-à-dire, lorfqu’elle fe le-ve, ou lorfqu’elle fe couche.II n’en est pas ainsi, lorfqu’elleest au méridien ; les vapeursfont alors fort rares , & lorí-qu’il y en a de semblables en-tre la Lune ôc l’œil de l’ob-fervateur , cet Astre au méri-dien paroît auíïi gros qu’à l’ho-rizon.
La même cause nous faitparoître le Soleil &c les autresAstres plus gros à l’horizon ,qu’au méridien. Comme ce-pendant c’est ici un point d’op-tique de la dernière importan-ce , nous Talions expliquer d’u-ne autre manière.Commençonsd’abord par démontrer que leCiel ne nous paroît pas unevoûte en plein cintre, c’est-à-dire une voûte de figure circu-laire, comme AVE, fig.p.pl. 1.mais une voûte íurbaiíïee , jeveux dire, une voûte qui s’a-baiílant par le milieu , formeune figure elliptique , commeARE.
i°. La Terre comparée auFirmament n’est qu’un point.Donc dans quelque endroit dela Terre que je me trouve, je
fuis sensiblement au centre
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