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Tome troisieme.
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Pour les pierres précieuse* ,

coníultez l’article des Duz-

mans.

PIERRE de Bologne. Dans lesein d’u ne montagne située prèsde Bologne en Italie , l’ontrou-vc une pierre que l’on calcineen cette manière. L'on prend7 à 8 de ces pierres dont on ra-cle la superficie avec un couteaupour en séparer toutes les par-ties hétérogènes. L’on en pul-vérise une ou deux dans unmortier de bronze. L’on metla poudre quelles donnent dansun tamis fin. L’on mouille lespierres qui n’ont pas été brisées,dans une eau de vie très-claireOn tourne ÔC on retourne cespierres mouillées dans la pou-dre qu’a laissé palier le ta-mis. L’on allume quelques char-bons vifs , qu’o n laide consu-mer à moitié. L’on jette sur cescharbons àdemi consumés quel-ques lits de charbons] éteintsde Boulanger , gros ì-peu-prèscomme une noix. L’on rangelu r ces derniers les pierres sau-poudrées. On les couvre de sem-blables charbons de Boulan-ger , de telle torte qu’il y enait à peu-près autant par-deílusque par deilous. Lorsque tousles charbons lont coníumés,fans qu’on ait excité le feu ,alors les pierres de Bolognefont calcinées. On leur ôte la

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poudre dont elles étoient cou-vertes , & on les ferme dansune boète avec du Coton. CesPierres tranlportéesdans'un lieuoblcur , parodient très-lumi-neuíes. Tout le monde en voitla raiíon. L’Air introduit su-bitement dans les pores de cetteespèce de Pholphore , excitele feu qu’ils contiennent, ôc celeu mis en mouvement enflam-me les parties combustibles quise trouvent en quantité dansles pores de cette Pierre.

Si la Pierre de Bologne, frot-tée après la calcination, donnebeaucoup de lumière , c’estévidemment un corps électri-que par frottement , bi unepreuve que la matière électri-que n’est pas distinguée de lamatière ignée.

PIERRE PHILOSOPHALE.Chercher à décomposer l’Or6c à le composer de nouveau ,c’est chercher la Pierre philo-sophai. Quand il íeroit vraique l’Or fût composé de mercure, d’un sable fin 6c de quel-ques Sels fixes ; l’on n’en 1e-roit gueres plus avancé pourcela , 6c l’on seroit bien loinde la découverte de la Pierrephilosophai. II faudroit enco-re connoître la proportion quirégné entre les Elémens del’Or, 6c il faudroit lur-toutposséder le secret de les unir