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Tome troisieme.
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PLU

Spectacle de la Nature , ou En-tretiens fur les particularités deVhifoire naturelle , qui ont parules plus propres a rendre lesjeunes gens curieux , & a formerleur esprit. Le premier volumede cet ouvrage, marqué au coinde rimmortalité, parut en Tan-née 175 z. M. Pluchc nous ex-pose lui-même son dessein dansla préface. Le désir de fçavoir,dit-il , nous est 'aussi naturelque la raison. II est vif Sc agis-sant à tout âge : mais il ncTest jamais plus que dans lajeunesse , où Tefprit vuide deconnoiíïànces, saisit avec avidi-té ce qu’on lui présente , fe li-vre volontiers à Tattrait de lanouveauté , Sc contracte toutnaturellement Thabitude de ré-fléchir Sc de s’occuper. C’estpour tirer de cette heureusedisposition tout le bien qu’ellepeur produire , que le sagePluchc présente en particulieraux jeunes gens le livre de laNature, comme le plus fçavantSc le plus parfait de tous leslivres propres à cultiver notreraison. C’est de ce livre exposéà tous les yeux , Sc cependantassez peu lu, qu’il entreprend dedonner un extrait, dans le des-sein de nous faire connoîtredesrichesses que nous possédonsfans en jouir , Sc dc rapprocherfous nos yeux ce que Téloigne-

P L U 53nient , la petitesse, Sc Tinatten-tion leur dérobe. II débute parles Animaux , Sc les Plantes ;parce que ce font les premiersobjets qui fe trouvent autourde nous , Sc qui font à toutmoment tous notre main. C’estfur-tout dans la manière de pré-senter les choses qu’cxcelle M.Pluche. Perlonne n’a mieuxentendu que lui Tari du dia-logue. II s’est surpassé dans cetouvrage. Les Interlocuteursqu’il met fur la scène font lejeune Chevalier du Breiiil qu’ilsuppose palier le temps de T Au-tomne dans le château de M.le Comte de Ion val. Celui-citrouvant beaucoup de péné-tration Sc de vivacité dans lejeune Chevalier , essaie de jet-ter dans son esprit les semen-ces du bon goût Sc d’une Phi-losophie qui soit par-tout deservice Sc de mise. Ils associentà leurs entretiens le Prieur deJonval , qu’ils supposent unhomme estimable par fes con-noiílances, Sc qu’un grand fondde politeíïe Sc de piété leur rendencore plus cher. Comme lesmatières dont ils iont leur amu-sement font les choies du mon-de les plus ordinaires , Sc quidemandent le moins de conten-tion d’efprit, Madame la Com-teíïe de Jonval veut bien grossirle nombre des Acteurs.