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Tome troisieme.
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P R O

&c deux inconnues. Les deuxconnues font 1000 &. z;6 ;Jes deux inconnues font lesdeux parties que l’on cherche ,& qu’il est: très-facile de trou-ver. Voyez l’article Arithmé-tique Algébrique appliquée ar Analyse , tom. i. pag. 87& suivantes. Vous y trouve-rez un très-grand nombre deproblèmes résolus & à résou-dre.

PROCLUS ( Diadocus) na-tif de Lycie , tìorissoit dans laGréce environ l’an 500. Le P.Kircher prétend qu’il a été l’in-venteur du fameux Miroir ar-dent , composé de disterens mi-roirs Plans inclinés les uns auxautres. Il ajoute qu’il inventacette machine, dont nous avonsdonné la description à la finde l’article de la Catoptrique ,pour mettre le feu aux vais-seaux de Vitalien qui aíliégeoitConstantinople ; ce qu’il fit eneffet. Ce seul trait doit nousdonner une grande idée deProclus , &c des progrès qu’ilavoit fait dans les Mathéma-tiques. L’Empereur Anastafefiai foi t grand cas de ce Physi-cien. On ignore le tems ôc lelieu de fa mort.

PRODUCTION. L’on voitdans la plupart des ouvrages©ù l’on traite de ^Histoire na-turelle , des descriptions & des

figures de diverses productionsextraordinaires du chêne, quiont mérité l’attention desPhysiciens. M. Marchant ,Membre de l’Académie Roya-le des Sciences de Paris , nousraconte que passant au com-mencement du mois d’Octobrede l’an née 1692 , fur le bordde la forêt de Rougeau , entreCorbeil & Melun , il apperçutun jeune chêne aux extrémitésdes branches duquel étoientdes grappes aílez semblables àcelles des Grofeillers rouges ,polies , luisantes, rougeâtres,d’une matière spongieuse Lefort tendre.Chaque grappe étoitcomposée de plusieurs grainsun peu plus gros que les gro-seilles ordinaires. M. Marchanten ayant ouvert plusieurs , lestrouva remplis d’une matièremucilagineufe, visqueuse, rou-ge , asièz liquide, entremêléede quelques fibres, d’un goûtfort acre &c d’une odeur désa-gréable qui approchoit de celledu bois pourri.

Au bout de quelques jours,M. Marchant étant revenu aulieu où étoit cet arbre , pouren cueillir quelques grappesdesséchées. II s’informa de plu-sieurs personnes qui habitentaux environs de cette forêt ,s’ils n’avoient jamais rien ap-perçu de pareil fur ce chêne ;