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qu’il y a des branches. Ces ar-gumens ne nous paroiílènt pasallez forts,pour nous faire aban-dçnncr un sentiment que nouscroyons avoir prouvé,dans l’ar-ticle de Ja Botanique , par lesexpériences les plus décisives.
M. de la Quintinie cepen-dant ne regarde pas la íévecomme immobile. Voici le che -min qu’il lui fait faire. Pourbien entendre, dit-il , dans lechapitre 10 e . des réflexions furVAgriculture , de quelle manié-ré cette nourriture qui com-mence d’entrer au Printemsdans chaque racine , fe sépareau même instant dans la tigeÔC dans toutes les branchesfeuilles 8c fruits de l’arbre ,asin de nourrir , grossir, forti-fier 8c allonger chaque piéce enparticulier; je ne crois pas mepouvoir servir d’une comparai-son plus juste 8c plus instruisan-te , que celle d’un flambeau quiétant allumé au milieu d’unecaverne obícure , éclaire enun moment 8c tout d’un coupdans toute fa circonférencetous les endroits de la Ca-verne ou fa lumière peut pé-nétrer.
La fève dans les arbres étantune choie liquide , légère 8csubtile , laquelle ainsi bien queles vapeurs 8c les exhalaisonsparoît tenir de la nature de
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Pair 8c avoir par conséquentson centre dans les parties hau-tes , plutôt que dans les partiesbaffes : cette fève, dts-je , medonne lieu d’efpérer , que lerapport de subtilité de matièrequi paroît se trouver entre-elle8c la lumière , pourra fairesou-frir la comparai!on dont je mesers. Mais cependant toute justequ’elle est en certain sens , j’yremarque d’ailleurs cette grand*différence que les principauxeffets de la lumière fe faisantdans les parties de l’air les plusvoisines du corps lumineux ,qui en est la source 8c la caule ,ses autres esters diminuent no-tablement à proportion queles autres parties de Pair fe trou-vent plus ou moins éloignéesde cette source, 8c cela est fon-dé fur l’ordre de la nature ,qui veut que chaque Agentait la Sphère de Ion activi-té réglée , 8c agi lie d’ordi-naire plus efficacement lur cequi est raisonnablement pro-che , que fur ce qui en étantbeaucoup plus loin , fe trouveen quelque façon hors de faportée.
Au lieu que les plus consi-dérables effets de Ja fève fefont dans les parties les pluséloignées des racines qui enlont la véritable íource ; cettefève voulant pour ainsi dire ,