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Je proteste de bonne foi ,dit-il , que pendant plus de 30ans j’ai eu des applications in-finies pour remarquer au vrai ,si toutes les lunaisons dévoientêtre de quelque considérationen jardinage , afin de suivreexactement un uíage que jetrouvois établi, s’il me paroií-soit bon : mais qu’au bout ducompte , tout ce que j'en ai ap-pris par mes observations lon-gues Ôc fréquentes , exactesLc sincères , a été simplementque ccs décours ne font quede vieux dires de Jardiniersmal habiles. Ils ont cru par-lànon-íeulement mettre à cou-vert leur ignorance à l’égarddes points principaux du jardi-nage : mais en même tems ilsont espéré de s’acquérir par cejargon quelque croyance au-près des honnêtes gens quin’entendent rien en Agricul-ture.En effet greffez en
quelque-tems de la Lune quece soit , pourvu que vous lefassiez adroitement , dans lezsaisons propres pour chaquegreffe & fur des sujets convena-bles à chaque forte de fruits,ôc qu’enfin le pied soit bon ôcbien disposé , en sorte qu’il n’yait ni trop de íéve, ni trop peu,ÔC qu’il ne soit ni trop fort ,ni trop foible ; vous réussirezcertainement, tout au moins
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à la plus grande partie. Et toutde même, semez ou plantez te u-,tes iortes de graines , ou deplants en quelques quartier dela Lune que ce loit ; je vous ré-ponds d’un succès égal de vosíemences ÔC des vos plants ,pourvu que votre terre soitbonne , bien préparée ; que vosplants ôc vos semences neloient point défectueuses , ôcque la saison ne s’y oppose pas ;le premier jour de la Lune com-me le dernier, íont entièrementfavorables à cet égard; chacunle peut éprouver par lui-même,ÔC me condamner ensuite com-me un imposteur , si j’avanceici une doctrine faustè. tom. 2.pag. 66 & 67 des réflexions furl’Agriculture. Nous ne dissimu-lerons pas ici que M. de laQuintinie dans le chapitre 18 e .des mêmes réflexions , se déclarecontre la circulation dc la sévedans les plantes. Les principa-les raisons qu’il apporte fontcelle-ci : premierement, dit-il ,je ne puis pas m’imaginer quandcommence cette circulation,ni en quel endroit elle com-mence. En second lieu je nevois ni fa nécessité ni ion uti-lité. En troisième lieu , suppo-sé qu’il y en eût , je ne íçaiss’il faut dire qu’il n’y en aqu’une générale dans chaquearbre, ou qu’il y en a autant