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Tome troisieme.
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me, puisque le rayon de lumiè-re s’approche plus de la perpen-diculaire , en passant oblique-ment de l’air dans le verre ,qu’en paflant obliquement del’air dans i’eau , l'on doit con-clure que plus la densité descorps traníparens est grande,plus la lumière y exerce ses mou-vemens avec liberté. En un motDcícartes pour expliquer lesPhénomènes de la réfractionde la Lumière , allure que plusun corps diaphane est denie , vplus il offre de pallàges libresau fluide lumineux.

Lui demande-t-on pourquoil’eau plus dense que l’air, estplus perméable à la lumière ;il répond qu’une malle d’air estcomposée de parties rameuses,moins propres à 1 ailler entre-elles des pallages en droite li-gne, que celles de l’eau qui ontdes surfaces listes, 6 c une figu-re avec laquelle elles s’arran-gent de telle forte, qu’il en ré-sulte une porosité convenable àla propagation de la Lumière.

Cette réponse, remarque M..Nollet , ne peut être reçue quecomme une conjecture ; encoren’est-elle pas des plus heureu-ses. Descartes ne l’auroit peut-être pas hazardée, s’il avoit feuque la plupart des huiles, moinsdenses que l’eau , réfractentcependant plus fortement qu’el-

R E F i5jle, la lumière qui fort de l’air.Car, suivant ses propres idées,nous devons croire que toutesles matières grallès ont des par-ties branchues. Donc ce n’estpas parce que les parties de l'airfont plus rameuses que cellesde l’eau , que la lumière , enpaíïànt obliquement de l’airdans l’eau, se réfracte en Rap-prochant de la perpendiculaire;puisqu’elle se réfracte de la mê-me maniéré en passant oblique-ment de l’eau dans la plupartdes huiles,dont les parties fontévidemment plus rameuses quecelles de l’eau.

C’est à cette occasion queM. l’Abbé Nollet, qu’on n’ac-eufera jamais d’être Newto-nien , fait un aveu bien avan-tageux au Sistême que nousavons embrassé. Après avoirprésenté , avec toute la fidélité& toute la netteté possible, lesentiment de Newton sur lacause physique de la réfractionde la lumière, il continue dela sorte tom. s.p. z6i. (Si quel-qu’un a pris son parti sur cettemanière de philosopher , &qu’il ait une fois pour toutesadmis des vertus attractives &répulsives dans la matière, jene lui conseillerai pas de chan-ger d’avis dans cette occasion :j’avoue que les Newtoniens setirent assez adroitement d’af-

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