<• INTRODUCTION. 9
exemple , si l’on fait évaporer l’eau, c’est-à-dire, si l’oncliasse ce liquide au moyen du calorique), à mesure queles molécules intégrantes du sel ou du sucre se rappro-chent, elles obéissent à leur attraction d’agrégation , ouforce de cohésion ; elles se réunissent symétriquement,et produisent des cristaux de sel marin ou de sucre.
Le calorique qui agit sur les molécules du plomb quel’on met sur le feu , fond ce métal, c’est-à-dire , écartedavan lage ses molécules intégrantes. Dès que le caloriquecesse d’agir, les molécules se rapprochent symétrique-ment , et le plomb se cristallise.
Il résulte de ce que nous venons de dire :
i°. Que l’attraction de composition exercée par unliquide ou par un fluide, sur les molécules d’un corpsqui y est suspendu , s’oppose à la cristallisation de cecorps : pour que la cristallisation ait lieu , il faut quecelle attraction cesse ou au moins qu’elle diminue suffi-samment.
2°. Que les formes polyédriques et constantes des cris-taux sontduesà l’arrangement symétrique de leurs molé-cules intégrantes, qui paroissent ayoir elles-mêmes uneforme polyédrique et constante.
16. Les conditions auxiliaires, celles qui rendent lacristallisation plus régulière, sont :
i°. La masse du dissolvant, c’est-à-dire du corps quitient les molécules intégrantes écartées; elle doit être dansune quantité très-supérieure à celle du corps dissous, afinque les molécules de ce dernier puissent se balancerlibrement et se réunir sans confusion.
2°. Le repos de ce dissolvant; condition sans laquelleles molécules du corps qui cristallise, ne peuvent s’ar-ranger symétriquement.
17. Lorsque les conditions auxiliaires manquent, onn’obtient qu’une cristallisation confuse, c’est-à-dire ,des portions de cristaux mêlées et placées dans toutessortes de directions, ou des masses dont la structurelamelleuse, au moins dans un sens, indique que la