P X E RK E S.
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CLASSE TROISIEME.
LES PIERRES.
Avant qu’on eût réfléchi sur ce qui établit entre lescorps les ressemblances et les différences essentielles, onn’avoit d’égard qu’aux analogies extérieures ; on nom-moit pierres tous les minéraux qui éloient solides, incom-bustibles, insolubles et âpres au toucher; et on réunis-soit par cette définition arbitraire des corps très-différenspar leur nature, tels que des sels, des métaux et des com-bustibles; nous avons fait voir que de pareils rapproche-mens, fondés sur des ressemblances, pour ainsi direillusoires, peuvent-être utiles lorsqu’il ne s’agit que dereconnaître une substance déjà connue et d’en trouverle nom ; mais qu’ils ne peuvent mener en aucune ma-nière à la connoissance réelle dés minéraux, seul butde la minéralogie.
Nous n’appliquerons donc le nom de pierres qu’auxminéraux , résultant de la combinaison des terres entreelles ou avec les alcalis, et renfermant quelquefois,comme principes accessoires, des acides, des combustiblesou des métaux.
Les pierres sont les minéraux dont on connoît lemoins la nature; quelquefois leur analyse manque en-tièrement ; souvent elle est absolument insignifiante( Introd. 85); on ne peut donc employer encore lecaractère qui résulte de la cdrnposition pour subdiviserdéfinitivement ces minéraux en ordres, en genres et enespèces ( Introd. q5 et 81). Ce n’est pas que l’analyse dequelques pierres ne nous semble a l.si certaine et aussibien faite qu’on puisse le desirer dans l’état actuel desconnoissances chimiques; mais, premièrement, elle nenous apprend rien, ni sur la manière dont les corps qu’onsépare, éloient unis dans la pierre analysée, ni sur l’in-
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