INTRODUCTION. 33
cristaux, sur la constance de leurs angles et la netteté deleurs arêtes , nous servira à distinguer les vrais cristauxdes corps qui en ont l’apparence, et que nous nom-mons faux-cristaux ' et cristaux par retraite.
44- -Les premiers sont ceux qui ont été comme moulés,dans une cavité abandohnée par un vrai cristal. Quoi-qu’on ne sache pas précisément comment cette espècede moulage s’est opéré , on suppose, avec quelque vrai-semblance , que tantôt la nouvelle substance a trouvéla place de l’ancienne entièrement vide, tantôt qu’ellea détruit peu à peu cette dernière, et en a pris suc-cessivement la place.
Ces faux cristaux se distinguent des vrais par leurtexture qui n’est presque jamais lamelleuse ; par leursurface souvent terne et raboteuse; par leurs arêtes etleurs angles ordinairement émoussés ; enfin, parce qu’ilsne peuvent point subir de division mécanique, et parcequ’ils présentent les caractères d’une forme qui souventne peut appartenir à la substance qui la revêt. Tels sontles prétendus cristaux de silex, de jaspe, de sféatitecompacte, etc.
45 Les cristaux ou polyèdres par retraite diffèrent Crdes vrais cristaux par de nombreux caractères. Leurs P* rangles, qui varient d’ouverture dans Jes formes sem-blables, sans suivre aucune loi, fournissent la diffé-rence la plus essentielle. Les arêtes de ces polyèdres sontirrégulièrement fléchies : elles 11’ont point la netteté desarêtes des vrais cristaux ; les faces sont ternes, rabo-teuses , remplies de dépressions irrégulières. Us sontordinairement opaques ; leur cassure est jjresque tou-jours terreuse ; la structure lamelleuse leur appartienttrès-rarement. •
46. Ces polyèdres paroissent avoir été formés autre-ment que les vrais cristaux. Leur substance n’a étédissoute ni parle calorique, ni par aucun liquide. Elle
1 Pseudo-cristaux. Brochant. Pseudo-mor;,luises. H.iür.